Tympan de la chapelle basse : le couronnement de la Vierge
Monstre ailé avec un visage humain coiffé d'un chapeau
Blasons de Blanche de Castille et Louis IX
à Palencia (Castille) et morte le 27 novembre 1252 à Melun. elle fut reine de France par son mariage avec Louis VIII.
La Sainte-Chapelle de Paris a été construite très rapidement entre 1241 et1248. Elle a été consacrée le 26 avril 1248 dans le but d'abriter de précieuses reliques de la Passion du Christ, dont la célèbre Couronne d'épines.
Or à cette date, Blanche de Castille est toujours Reine Mère puisqu'elle meurt en 1252.
Louis IX est roi depuis 1226 à l'âge de 12 ans et c'est elle qui assura la régence.
La régence de Blanche de Castille a pris fin en 1235 ou 1235 selon les sources date à laquelle son fils Louis IX fut déclaré majeur à 20 ans.
A noter qu'elle a assuré une seconde régence à partir de 1248 pour pallier l'absence du roi parti en croisade, qui s'est achevée avec sa mort à Melun en 1252.
On comprend donc la présence des armoiries de Louis IX et de sa mère Blanche de Castille à la Sainte-Chapelle.
Chapelle haute : portail
Contrairement aux grandes statues intérieures adossées aux piliers qui représentent exclusivement les douze apôtres, le programme sculpté des soubassements et des piliers des portails extérieurs de la Sainte-Chapelle met en scène des figures prophétiques et des récits de l'Ancien Testament.
Les personnages sont représentés assis, barbus, vêtus de lourdes draperies médiévales et tenant des phylactères ou des livres sacrés, symboles de leurs prophéties et textes sacrés.
Un chérubin pousse fermement Adam et Ève vers la gauche. Ils tentent de cacher leur nudité avec des feuilles, symbole de la honte qui suit immédiatement la transgression. L'ange les chasse définitivement du jardin d'Éden
Après la Chute, Dieu le Père représenté ici sous les traits du Christ, barbu et tenant un livre) s'adresse à Adam et Ève. Il leur remet des vêtements de peau pour couvrir leur nudité ainsi que des outils de travail (une bêche et un fuseau). Cela symbolise le début de la condition humaine sur Terre, marquée par le travail de la terre pour l'homme et le tissage pour la femme
Soubassement droit
Le panneau supérieur gauche montre Noé et sa famille en train de construire l'arche. On distingue les personnages maniant des outils pour assembler les pièces de bois.
Le panneau supérieur droit illustre le moment du Déluge. L'arche de Noé prend ici la forme d'un navire surmonté d'un grand bâtiment fortifié, tandis que les animaux s'y abritent.
Le panneau inférieur gauche représente un autre moment marquant de la Genèse : le travail de la terre.
Le panneau inférieur droit
Adam est représenté une bêche à la main, cultivant le sol, symbole de la condition humaine et de la naissance de l'agriculture.
Le panneau supérieur gauche : on y voit l'Arche ressemblant à un navire médiéval à tête de dragon, surmonté d'une maison fortifiée. Noé y fait monter les couples d'animaux (comme le bœuf visible au premier plan) afin de les sauver de la montée des eaux ordonnée par Dieu pour purifier la Terre.
Le panneau supérieur droit : l'Arche flotte sur des vagues tumultueuses remplies de corps, symbolisant les victimes englouties par les eaux. C'est le cœur du cataclysme. Noé et sa famille attendent la fin des quarante jours de tempête à l'intérieur de l'embarcation protectrice
Le panneau inférieur gauche : il représente Adam bêchant la terre et Ève filant la laine. C'est l'illustration de la condamnation divine au travail et à la condition humaine pénible après le péché originel. Ève est assise à gauche tenant sa quenouille, tandis qu'Adam s'appuie sur sa bêche à droite.
Le panneau inférieur droit : il montre la scène de la naissance de Caïn ou d'Abel. On y voit Ève allongée dans un lit sous des draperies après l'accouchement, assistée par Adam ou une figure d'accompagnement qui s'occupe du nouveau-né
Le panneau supérieur gauche : le sacrifice de Noé
Après avoir survécu au Déluge et être sorti de l'arche, Noé, entouré de sa famille, dresse un autel et offre un sacrifice d'animaux en guise de reconnaissance à Dieu.
Le panneau supérieur droit : Noé cultivant la vigne
Cette scène illustre Noé après le Déluge, travaillant la terre et devenant le premier cultivateur de vigne selon le récit biblique.
Le panneau inférieur gauche : Les offrandes de Caïn et Abel
Les deux premiers fils d'Adam et Ève présentent leurs présents à Dieu. Abel (le berger) offre les premiers-nés de son troupeau, tandis que Caïn (le cultivateur) offre les fruits de sa récolte. On distingue la fumée de l'offrande d'Abel qui s'élève directement vers le ciel, symbolisant l'agrément divin.
Le panneau inférieur droit : le meurtre d'Abel par Caïn
Pris de jalousie parce que son offrande a été rejetée, Caïn agresse et tue son frère Abel à l'aide d'une mâchoire d'âne ou d'un outil agricole.
Soubassement gauche
Le panneau supérieur gauche : Dieu crée les astres et sépare le jour de la nuit. Il tient un disque représentant le firmament avec le soleil, la lune et les étoiles.
Le panneau supérieur droit : Dieu crée les animaux terrestres et les oiseaux. On distingue des quadrupèdes (comme des moutons ou des bovidés) et des éléments de végétation rassemblés dans le cercle qu'il façonne.
Le panneau inférieur gauche : Dieu bénit sa création ou prépare la terre. Il tient un globe marqué d'un motif ornemental ou d'un symbole terrestre (parfois interprété comme la séparation des eaux et de la terre).
Le panneau inférieur droit : Dieu façonne le premier homme, Adam, à partir du limon de la terre. On voit Dieu penché, touchant la tête d'une petite silhouette humaine allongée au sol (accompagnée des inscriptions partielles de noms bibliques).
Le panneau supérieur gauche : La création de la végétation Dieu le Créateur (représenté sous les traits de Jésus-Christ, selon l'iconographie médiévale) tend la main vers un arbre luxuriant.
Il s'agit du troisième jour de la Création, lorsque Dieu façonne la terre ferme, la mer, puis ordonne à la terre de verdir en créant les plantes et les arbres fruitiers.
Le panneau supérieur droit : La création d'Adam Dieu insuffle la vie au premier homme. On y voit le Créateur penché sur le corps d'Adam qui s'éveille à la vie, au milieu d'un jardin symbolisé par des arbres.
Le panneau inférieur gauche : La création des astres. Dieu est assis et façonne les corps célestes. Il tient et organise un grand disque central orné de motifs circulaires rayonnants. C'est le quatrième jour de la Création, où Dieu sépare le jour de la nuit en créant le Soleil, la Lune et les étoiles pour marquer les saisons, les jours et les années.
Le panneau inférieur droit : La séparation des eaux et de la terre. Dieu porte et soulève délicatement un globe ou une demi-sphère texturée représentant le paysage terrestre. Cette scène illustre le deuxième ou le troisième jour, lorsqu'Il sépare les eaux d'en bas des eaux d'en haut (création du firmament) ou lorsqu'il rassemble les eaux pour faire apparaître la terre sèche.
Le panneau supérieur droit : l'introduction d'Eve. Dieu (représenté sous les traits du Christ, comme souvent au Moyen Âge) prend Ève par le bras et la présente à Adam.Il s'agit de la scène de la présentation d'Eve à Adam ou de leur union spirituelle dans le jardin d'Éden, juste après sa création.
Le panneau inférieur droit : la création du monde. Le Créateur est assis et tient devant lui un grand disque représentant le Macrocosme (l'Univers, la Terre ou le Soleil).
Ce relief illustre l'un des premiers jours de la création. On y remarque de petits animaux sculptés tout autour (comme un lézard ou un reptile sur le dessus), symbolisant le foisonnement de la vie sur Terre.
La poutre de gloire est aussi dénommée trabes (tref ou perque).
Le terme trabes provient du latin "trabes doxalis" qui signifie "poutre de gloire".
C'est une poutre qui est placée transversalement entre les sommiers d'un arc triomphal (arc de maçonnerie séparant la nef et le chœur d'une église), à l'entrée du transept ou à l'orée de l'abside.
Les douze apôtres sont :
Pierre (Simon-Pierre)
André (frère de Pierre, dit le Protoclet)
Jacques le Majeur
Jean (frère de Jacques, tous deux fils de Zébédée)
Philippe
Barthélemy
Thomas
Matthieu ;
Jacques le Mineur (fils d'Alphée)
Jude (appelé aussi Thaddée)
Simon le Zélote
Judas Iscariote (remplacé par Matthias après sa mort).
Église Saint-Martin de Ham-sur-Heure
Elle se trouve actuellement dans le porche d'entrée. Elle daterait du XVe siècle et est en chêne.
On aperçoit le chœur, ses vitraux, la théothèque à gauche mais surtout la poutre de Gloire.
De gauche à droite : saint Barthelemy, saint Simon, saint Paul, saint Jacques le Majeur
Saint Barthélemy
Attribut : Un grand couteau de boucher.
Symbolisme : L'outil cruel utilisé pour l'écorcher vif lors de son martyre en Arménie.
Saint Simon le Zélote
Attribut : Une grande scie.
Symbolisme : Rappelle le terrible martyre qu'il a subi, ayant été scié en deux longitudinalement.
Saint Paul
Attribut : une épée.
Dans l'iconographie des églises de cette époque (an 1500), Judas Iscariote (le traître) est systématiquement exclu. Il est remplacé soit par Matthias (élu au sort après la trahison), soit par Paul (l'apôtre des Gentils)
De gauche à droite Saint Paul, saint Jacques le Majeur, saint Jude, saint Jean
Saint Jacques le Majeur
Attributs : Une coquille Saint-Jacques, un bâton de pèlerin (bourdon) et une besace.
Symbolisme : Évoque le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle dont il est le patron. Saint Jude (ou Thaddée)
Attribut : Une hache, une massue ou une hallebarde.
Symbolisme : Les armes utilisées par ses bourreaux pour le mettre à mort en Perse. Saint Jean l'Évangéliste
Attributs : Un calice (parfois avec un petit serpent qui en sort) ou un aigle.
Symbolisme : Le calice rappelle la coupe de poison à laquelle il survécut miraculeusement à Éphèse.
De gauche à droite : saint Jude, saint Jean, Jésus, saint Pierre
Saint Pierre
Attribut : Une ou deux clés.
Symbolisme : Représente les clés du Royaume des Cieux confiées par le Christ, faisant de lui le premier chef de l'Église.
De gauche à droite : saint Pierre, saint André, saint Jacques le Mineur, saint Thomas
Saint André
Attribut : Une croix en forme de X (croix de Saint-André).
Symbolisme : L'instrument de son martyre en Grèce, où il fut crucifié. Saint Jacques le Mineur (fils d'Alphée)
Attribut : Une massue ou un foulon (bâton de drapier).
Symbolisme : L'instrument avec lequel il fut assommé à mort après avoir été jeté du haut du temple de Jérusalem. Saint Thomas
Attributs : Une lance ou une équerre d'architecte.
Symbolisme : La lance rappelle sa mort en Inde ; l'équerre fait écho à la tradition qui le présente comme le bâtisseur d'un palais pour un roi indien.
De gauche à droite : saint Jacques le Mineur, saint Thomas, saint Barthelemy, ?
Au dessus de la poutre : le Christ en croix avec Marie et saint Jean.
Si l'on reconnait Moïse au fait qu'il tient les tables de la loi, on est étonné de voir qu'il est jusque la renaissance représenté avec des cornes.
Michel-Ange Tombeau du pape Jules II Basilique Saint-Pierre (Image wikipedia)
José de Ribera de 1638 (Image wikipedia)
Vitrail de l'abside à Chartres devant le buisson ardent (Image Wikipedia)
Au IVe siècle saint Jérôme fut chargé de traduire en latin, l'ancien testament (écrit en hébreux) et le nouveau testament (écrit en grec). Il en résultat une bible en latin la vulgate. Mais saint Jérôme confondit le mot hébreux "karan" qui signifie "rayonner" avec "keren", les cornes. Il traduisit donc : "son visage était cornu (cornuta esset facies sua)" alors qu'il aurait du traduire "son visage était rayonnant".
Le Speculum Ecclesiae (ou Miroir de l'Église) d'Honorius d'Autun est un recueil de sermons et d'explications liturgiques rédigé au début du XIIe siècle. Il n'a pas de traduction française dans son intégralité mais l'on retrouve de nombreux extraits dans le livre d'Emile Mâle.
La façade occidentale présente trois portails.
Nord : la nativité
Central : la vierge Marie
Sud : le jugement dernier.
Portail Nord de la façade occidentale : la nativité
L'annonciation, la Nativité et l’Annonce aux bergers
La nativité occupe le milieu du linteau . L'étable est figurée par un édicule porté par deux petites colonnes. Au premier plan, la Sainte Vierge, étendue sur un lit, la tête relevée et appuyée sur le bras gauche, semble parler avec
saint Joseph assis à ses pieds et tenant encore le bâton dont il s'est aidé dans le voyage de Nazareth à Bethléem.
Au deuxième plan, l'Enfant Jésus est étendu dans la crèche et l'on voit au-dessus de lui les têtes traditionnelles du bœuf et de l'âne.
Une petite lampe, suspendue au haut de l'étable, rappelle que la Naissance du Sauveur eut lieu pendant la nuit.
Sur la droite du linteau, un ange dans les airs qui tient un rouleau déployé, annonce à trois bergers entourés de leurs moutons, que le Messie vient de naître dans la ville de Bethléem.
Quant à la première scène, l'Annonciation, elle se trouve sur le linteau sur la gauche. L'Archange Gabriel debout, annonce à la Sainte Vierge qu'elle a été choisie pour être la Mère du Rédempteur. Celle-ci fait un geste d'acquiescement.
Ebrasement gauche
La seconde scène, la Visitation, est formée par le groupe des trois statues qui garnissent à gauche l'ébrasement du portail.
Elles sont modernes (1875-1885)..
La statue du milieu représente la Sainte Vierge qui s'avance, les mains tendues vers sa cousine Élisabeth, dont l'attitude indique une respectueuse admiration.
A gauche, Zacharie, époux de sainte Élisabeth, déploie le rouleau sur lequel,
à la naissance de son fils, ne pouvant parler, il écrira le nom de Jean . Il détourne un peu la tête et a la bouche fermée, pour marquer qu'il ne peut prendre part à la conversation à cause de son mutisme.
Sous les pieds de Zacharie on voit un dragon ; sous ceux de Marie, le buisson ardent, figure de la maternité virginale ; sous ceux de sainte Élisabeth, un personnage versant de l'eau dans un grand vase, semble symboliser le précurseur saint Jean, qui bientôt baptisera dans les eaux du Jourdain.
Le tympan tout entier est occupé par l'adoration des Mages.
Au centre, la Sainte Vierge assise sur un siège, placé sous un baldaquin que soutiennent deux colonnes, tient sur ses genoux l'Enfant Jésus et le présente aux trois Rois couronnés, qui se prosternent et
lui offrent leurs présents.
A droite du trône de la Sainte Vierge, un ange debout tient d'une main et indique avec l'autre l'étoile qui dirigea les étrangers dans leur voyage. Derrière lui, saint Joseph est assis un peu à l'écart
Des anges, placés dans la première voussure, assistent à cette épiphanie et offrent leurs hommages; deux d'entre eux présentent l'encens, deux autres lui offrent la myrrhe, renfermée dans des vases en forme de calice, deux autres encore tiennent des couronnes d'or, symbole de sa royauté.
Deux anges,enfin, dont on n'aperçoit que le buste, au sommet de la voussure, soutiennent une colombe entourés d'une auréole sur laquelle se dessinent sept rayons.
C'est le Saint-Esprit, par l'opération duquel s'est accompli tout ce grand mystère de l'Incarnation du Verbe et de son apparition sur la terre.
Ébrasement droit
Les trois grandes statues de l'ébrasement droit de la porte, figurent la Présentation de Jésus au Temple.
La Sainte Vierge est au milieu, portant l'Enfant Jésus et le présentant au vieillard Siméon (2me statue), qui tend les bras pour le recevoir.
Saint Joseph (3me statue) se tient derrière la Sainte Vierge sur la
gauche, et porte dans une petite corbeille les deux
colombes que l'on devait offrir en sacrifice dans cette
circonstance.
Des animaux symboliques ornent les socles sur lesquels s'appuient les statues de saint Joseph et de Siméon.
Sous les pieds de Marie, un être fantastique, moitié femme et moitié serpent, se tenant dans les branches d'un arbre dont il cueille
un fruit, rappelle la tentation et montre la différence des dons que firent aux hommes Eve et Marie : Eve, en offrant à Adam le fruit défendu, donna la mort au monde; Marie a présenté Jésus à l'humanité.
Deuxième voussure
Elle est occupée par les figures symboliques des vertus et des vices ou
défauts. C'est le miroir moral — "Speculum morale."
Les vertus sont représentées par des femmes debout et armées, les vices ou défauts par des hommes étendus à leurs pieds.
Ce sont les inscriptions contemporaines des sculptures qui font connaître
le sujet figuré.
A partir de la gauche :
I. La sobriété. Une main sur la poitrine, cette vertu tient de l'autre une lance dont elle menace un homme trapu, il l'air hébété, renversé à ses pieds et figurant la stupidité, l'abrutissement produit par les excès de la table.
L'inscription très fruste ne contient que ces fragments.......AS (sobrietas) et HEBETA (hebetatio).
Quelques-uns pensent que la vertu représentée ici est la sagesse; mais la place qu'elle occupe étant la dernière, ne paraît pas convenir à une vertu si sublime.
II. La chasteté. De la main gauche elle tient un livre, image de sa vie saintement occupée dans la méditation des vérités éternelles, et de la main droite elle brandit un faisceau de verges, dont elle va frapper la luxure, homme demi-nu, couché à ses pieds et qui cherche à l'atteindre avec sa torche enflammée. L'inscription, qui est complète, contient ces deux mots : LVXVRIA, CASTITAS
III. La patiencevient en troisième lieu et semble du geste apaiser la colère sur laquelle elle appuie sa lance; mais celle-ci menaçante la saisit par le vêtement et cherche à se redresser.
Inscription : PATIE. . IRA.
IV. La charité est représentée par une femme qui fait un geste de pitié et donne un vêtement à la pauvreté, figurée par un homme demi-nu accroupi à côté d'elle.
Inscription : CARITAS, PAVP.....
V. La foi, debout, tient une grande croix avec laquelle elle empêche de se relever l'idolâtrie étendue à ses pieds. Inscription : FIDES, IDOLATRIA.
VI. L'humilité, victorieuse de l'orgueil, qui la menace pourtant encore de sa lance, tient de la main gauche un bouclier abaissé et de la droite une lance,dont le fer est dirigé contre son ennemi.
Inscription : SVPERBIA......
VII. La douceur. Elle tient aussi d'une main un bouclier; de l'autre elle enfonce sa lance dans la tête d'un homme aux manières remuantes et
provocatrices, symbole de la violence.
Inscription : VIOLENTIA.
VIII. La libéralité enfin, montre à ses pieds et frappe à coups de lance l'avarice, qui cherche à retenir sa bourse et la presse contre son cœur. Inscription : LARGITAS, AVARITIA.
Les Vertus terrassant les Vices
Troisième voussure
Dans la troisième voussure, on voit à partir de la gauche :
I. Un personnage foulant aux pieds un monstre à tête humaine et à queue de dragon. Peut-être est-ce la chaste Suzanne, résistant aux honteuses propositions des deux vieillards, représentés par le monstre à buste
humain et il queue de dragon, symbole de l'impudicité et de l'astuce ?
Peut-être aussi est-ce l'une des Sybilles que le moyen-âge a souvent représentées, parce qu'elles étaient censées avoir prédit la naissance,
la vie et la mort de Jésus-Christ? Ce serait, dans ce cas, la sybille de Perse, qui était ordinairement figurée avec un dragon sous les pieds.
II. Au-dessus, Daniel, dans la fosse aux lions, reçoit la nourriture que lui présente le prophète Habacuc, miraculeusement transporté par un ange. Daniel, assis auprès de deux lions couchés, regarde en haut et lève la main pour prendre le panier que lui tend Habacuc, penché sur l'ouverture de la fosse.
Inscription : ABACHVC : AFFERENS : ESC...
Honorus d'Autun
"Daniel détruisit l'idole des Babyloniens avec l'autorisation du roi et tua un dragon qu'ils adoraient. C'est pourquoi les Babyloniens irrités le jetèrent dans une fosse aux lions qu'ils fermèrent d'une grande pierre jusqu'au septième jour. Le roi mit sur la pierre le sceau de son anneau. Alors l'ange du Seigneur enleva de la Judée le prophète Abacuc avec une corbeille de nourriture et il le plaça sur la fosse aux lions.
Abacuc fit passer la nourriture à Daniel sans briser le sceau. Le septième jour, le roi en arrivant trouva le sceau intact et Daniel vivant. Il loua Dieu, fit sortir le prophète de la fosse, et fit dévorer ses ennemis par les lions. C'est ainsi que le Christ, sans briser le sceau de la virginité, entra dans le sein de sa mère, et sortit, sans toucher au sceau, de la demeure virginale".
III. Plus haut on voit Gédéon. Debout et les mains jointes, il supplie le Seigneur, placé au sommet de la voussure, de lui faire connaître par un miracle si vraiment il est appelé il sauver le peuple d'Israël.
Le Seigneur l'exauce et l'on voit, conformément à sa prière, la rosée du ciel descendant, sous forme de pluie, sur la toison étendue à ses pieds
Inscription : ......VELLVS. (Toison).
La toison de Gédéon a toujours été regardée par les Saints Pères et les interprètes de l'Ecriture comme une image symbolique de la Sainte Vierge : « Allegoricé, ros in vellere est Christus in Virgine.»
Honorus d'Autun : "Gédéon, juge d'Israël, étendit une toison dans l'aire, et la rosée du ciel y descendit sans que l'aire fut mouillée.
La toison où descend la rosée est la Sainte Vierge qui devient féconde; l'aire qui reste sèche est sa virginité qui ne subit aucune atteinte...."
IV. Au sommet de la voussure le Seigneur, au milieu des nues, tient deux
rouleaux déployés pour indiquer qu'il répond à la prière de Gédéon et qu'il s'entretient avec Moïse.
V. Le Buisson ardent. Moïse, la houlette à la main, gravit la montagne d'Horeb et s'avance pour voir le buisson miraculeux, figuré par un arbre couvert de feuilles et de flammes; un mouton rappelle le troupeau dont il avait la garde.
Le buisson ardent est, lui aussi, une figure de la Sainte Vierge : « Ut frutex « incendit ignem et non crematur, itidem etiam Virgo et lumen parit
Honorus d'Autun
"Moïse vit un buisson ardent que la flamme ne pouvait consumer et au milieu duquel Dieu lui apparut.
C'est là une figure d e la Sainte Vierge car elle porta en elle la flamme du Saint-Esprit sans brûler du feu de la concupiscence... ".
VI. Sous le buisson ardent se trouve l'Arche d'alliance.
Placée sur une table, elle a la forme d'un coffre dont le couvercle, soulevé par deux chérubins, laisse voir à l'intérieur le chandelier à sept branches et les
pains de proposition.
Les deux chérubins sont debout. Deux de leurs ailes sont déployées et deux leur couvrent le corps.
Sur l'arche même on lit cette inscription : ARCHA DEI.
Comme la toison de Gédéon et le buisson ardent, l'Arche d'alliance — arca Dei est une figure de la Mère de Dieu
« Arca intrinsecis portabat testamenti tabulas, Maria autem ipsius testamenti gestabat Hæredem.... » (Saint Ambroise)
Honorus d'Autun
"Aaron, sur l'ordre de Dieu, mit un bâton desséché dans l'arche d'alliance', et le lendemain le bâton fleurit et produisit son fruit. Le bâton stérile qui donne son fruit, c'est l a Vierge Marie qui met au monde Jésus-Christ à la fois Dieu et homme....".
VII. Sous l'Arche d'alliance s'élève un édicule dont la partie inférieure est composée d'un mur et d'une porte fermée, placée entre deux tours; la partie supérieure ouverte laisse voir, à l'intérieur, Dieu lui-même tenant un livre de la main gauche et bénissant de la droite. C'est probablement le temple de Jérusalem, dans lequel résidait la majesté infinie du Très-Haut, et la
Porte close, dont il est question au 44ème chapitre d'Ezéchiel et que tous les interprètes ont considéré comme une figure symbolique de la Sainte Vierge :
"Cette porte demeurera fermée; elle ne sera pas ouverte et nul homme n'y passera, parce que le Seigneur Dieu d'Israël est entré par cette porte.
Cette porte close, c'est la virginité, dit saint Ambroise -- Porta clausa virginitas est."
"C'est, ajoute Corneille de la Pierre, la Bienheureuse Vierge Marie, en qui habita le Prince, c'est-à-dire le Christ, lorsqu'il demeura dans son sein comme en sa résidence et dans son temple, etc....".
Un peu au-dessus de l'édicule, on lit ce fragment d'inscription : .....AGONIV?
Le Temple de Jérusalem
VIII. Le dernier personnage de cette voussure tient de la main droite un volume ou rouleau déployé, qu'il indique de la main gauche. Est-ce Ézéchiel
racontant la vision de la porte close ? il est difficile de le déterminer.
Quatrième voussure
De gauche à droite, on rencontre d'abord :
I. Une femme assise et tenant appuyé sur ses genoux un animal assez semblable au chevreau. Le seul mot qui reste de l'inscription : CAPITVR, est insuffisant pour indiquer au juste si c'est Rébecca se disposant à immoler un chevreau, pour préparer le repas que demande Isaac, et attirer sur son fils Jacob la bénédiction paternelle.
Il semble que, primitivement, ce groupe dût représenter la Licorne se réfugiant dans le sein d'une vierge.
Les Bestiaires du Moyen- Age, nous apprennent que la Licorne ou Monocéros était un animal fabuleux, à corps de cheval, à pieds d'éléphant, à tête de cerf et armé sur le front d'une corne unique. Douée d'une force étonnante, elle ne se laissait prendre vivante que par une vierge, qui seule avait le pouvoir de la charmer et de l'enchaîner. De tout temps, la Licorne tut regardée, il cause de sa prodigieuse vigueur, comme le symbole de Jésus- Christ, qui est tout-puissant, et la vierge qui l'attire et s'empare d'elle, comme la figure de la Bienheureuse Vierge Marie qui, par son incomparable pureté, attira le Fils de Dieu en ce monde et eut l'insigne honneur de devenir sa Mère.
Le mot — capitur de l'inscription semble confirmer cette interpréta-
tion : Monocéros à Virgine CAPITVR.
II. Le deuxième personnage est également inconnu.
Il est debout, revêtu d'un manteau et porte à la main un volume déroulé.
Sur le côté de cette statuette, on lit ces mots incomplets : PLEAV : IANO... MITT.
III. Le troisième sujet est un épisode de la vie de Tobie. C'est le moment où ce pieux vieillard devenu aveugle, comme l'indiquent ses yeux fermés, envoie
son fils à Ragès chez Gabélus, pour réclamer à ce dernier une importante somme d'argent.
Le jeune Tobie, un bâton à la main pour marquer qu'il va se mettre en route, reçoit debout la bénédiction de son père.
IV. La quatrième statuette représente Balaam. Un long bâton et un rouleau déployé à la main, il gravit la montagne de Phogor, du haut de laquelle il va
prophétiser et bénir les Israélites.
Auprès de lui, l'inscription contient le commencement de sa prophétie relative au Messie : B....M: ORIE, le reste du mot : TVR, (orietur) et le reste de la phrase : STELLA EX JACOB, se trouvent en regard de la figure suivante.
V. Au-dessus de Balaan, un personnage debout semble marcher, en étendant les bras en avant, vers le Seigneur, placé au sommet de la troisième voussure. Est-ce Balaam arrivé au haut de la montagne et prophétisant ?
Est-ce Jacob appelant de ses vœux la venue du Messie, ou quelque autre Juste de l'ancienne loi, il est difficile de le préciser.
VI. En descendant du côté droit de la voussure, on rencontre d'abord une statue nue, couronnée et reposant sur un piédestal de petite dimension. C'est la
statue d'or, d'argent, d'airain, de fer et d'argile que vit en songe le roi Nabuchodonosor.
Elle est environnée de nuages pour rappeler qu'elle était très haute et se perdait, pour ainsi dire, dans les nues et aussi pour faire souvenir que la vision eut lieu pendant le sommeil dans les ombres de la nuit.
L'inscription n'a conservé qu'un seul mot : STATVA.
VII. Sous cette statue, Nabuchodonosor, étendu sur son lit, dort profondément; il porte sur la tête la couronne
Honorus d'Autun
Le roi Nabuchodonosor vit une statue dont la tête était d'or, la poitrine et les bras d'argent, le ventre d'airain, les jambes de fer, les pieds d'argile. Une pierre, arrachée de la montagne sous l'effort des mains humaines, brisa la statue
elle l'a réduisit en poudre ; puis la pierre devint grande comme une montagne et emplit le monde. Les différents métaux de la statue sont les différents royaumes. La pierre arrachée de la montagne sans le secours des bras, c'est Jésus-Christ né d'une Vierge que nul ne toucha de sa main. Il subjuguera tous les
peuples et règnera toujours ?.
Ce même Nabuchodonosor fit faire une statue d'or haute de quarante coudées et large de seize qu'il ordonna à tout le peuple d'adorer. Mais Ananias,
Azarias, Misaël, refusèrent de courber la lête devant elle. Le roi irrité les fit charger de chaînes et ordonna qu'on les jetat dans une fournaise qu'on avait chauffée sept fois plus que d'habitude. Or, par la volonté de Dieu, la flamme, s'échappant d e la fournaise, brûlait tout ce qui était dehors, et ne louchait
pas un seul cheveu de ceux qui étaient dedans. Eux, cependant,
chantaient au milieu des flammes, et avec eux le roi vit le Fils de Dieu. C'est ainsi que le Saint-Esprit féconda la SainteVierge de son feu intérieur, tandis que, au dehors, il l a protégeait contre toute concupiscence....
VIII. Le sujet suivant est le sacre de David. Samuël debout verse l'huile sur la tête de David. Celui-ci est de taille plus petite que Samuël, pour marquer
que c'est encore un jeune homme et il porte un rouleau pour rappeler les paroles prophétiques qui sortiront, un jour, de sa bouche et les psaumes qu'il
composera.
IX. Sous le groupe précédent, on voit la Loi divine représentée par une femme qui d'une main tient les tables de la Loi et de l'autre relève son vêtement pour
marcher avec plus de facilité.
Sur le côté on lit ces mots : ET : P : SECLA : FVTVR..+ — « Æterna
per sacula futura » futura plutôt que futurus ainsi que le porte le texte reconstitué. — Elle (la Loi divine) demeurera pendant les siècles éternels.
X. Au bas de la voussure, enfin, on voit dans la fournaise les trois jeunes Hébreux Ananias, Misaël, et Azarias (Sidrach, Misach et Abdénago). Les flammes sortent de la fournaise par de petits trous ronds; une ouverture plus grande, de forme semi-elliptique, permet de voir, à l'intérieur, les trois jeunes hommes et l'ange envoyé par Dieu pour les préserver des atteintes
du feu.
L'inscription nous est parvenue sans altération ; ellecontient ces mots : « + TRES : PVERI : IN : FORNACE. — Tres pueri in fornace — Les trois
enfants dans la fournaise. »
L'expression "les trois enfants dans la fournaise" fait référence à un célèbre récit biblique du livre de Daniel (chapitre 3). Les trois jeunes Hébreux sont jetés dans une fournaise ardente pour avoir refusé d'adorer une idole.
Le motif : Le roi de Babylone, Nabuchodonosor, exigeait que tout le peuple se prosterne devant une immense statue d'or. Les trois jeunes hommes ont préféré risquer la mort plutôt que de trahir leur foi. Le miracle : Jetés dans un brasier chauffé sept fois plus que d'habitude, ils en sont sortis totalement indemnes : leurs vêtements n'ont pas brûlé et aucune odeur de fumée ne les a atteints. La présence divine : Le roi, stupéfait, a aperçu un quatrième homme dans le feu marchant à leurs côtés, qu'il a décrit comme "semblable à un fils de Dieu".
L'issue : Cet événement a poussé Nabuchodonosor à reconnaître la puissance du Dieu des Hébreux et à promouvoir les trois amis.
Les trois jeunes hébreux dans la fournaise
Portail Central de la façade occidentale : la Vierge Marie
La statue représente Notre-Dame couronnée, portant sur ses bras l'Enfant Jésus et foulant aux pieds le dragon. L'Enfant Jésus tient entre les mains le livre des Saints Évangiles.
Cette Vierge repose sur un piédestal orné de deux colonnes, et elle est abritée par un dais, sur les côtés duquel deux petits anges agitent des encensoirs.
Le linteau
I. La Sainte Vierge est étendue sur un lit, les yeux fermés et les bras croisés sur la poitrine. Son visage respire le calme, la tranquillité. Autour d'Elle se tiennent les douze apôtres qui dénotent l'étonnement et la tristesse; l'étonnement d'une mort si calme et si, douce, la tristesse de voir
disparaître la Mère de leur divin Maître, la Conseillère
et la Protectrice de l'Église naissante.
Deux d'entre-eux sont inclinés et se disposent à étendre un linceul sur l'auguste Vierge, d'autres portent des livres; plusieurs semblent se communiquer les sentiments de douleur qui les animent; l'un est imberbe et porte une palme, c'est saint Jean, le plus jeune.
Saint Jean
Quatre anges, dans les airs, balancent des encensoirs en signe de respect et de profonde vénération.
Un dernier, descendu à terre et placé sur la gauche, tient également un encensoir et une navette (petit récipient allongé en forme de bateau servant à contenir l'encens dans les églises) et semble s'entretenir avec l'un des apôtres.
A la tête du lit, Notre Seigneur debout, reçoit d'un ange, qui la lui présente sous la forme d'un petit corps, l'âme de sa mère.
II. L'Assomption
Elle n'occupe, sur la droite du linteau, qu'un espace très restreint.
L'artiste a voulu rappeler par là, sans doute, que ce mystère s'était accompli en secret et que les hommes n'en avaient pas été témoins.
Deux anges descendus du ciel, prennent le corps de la Sainte Vierge et le sortent du tombeau ; deux autres dont l'un est à terre et l'autre dans les nues
au-dessus du groupe, agitent des encensoirs.
III. Le Couronnement de Marie
La Sainte Vierge couronnée et portant un sceptre, est assise à la droite de son divin Fils conformément à ces paroles de la Sainte Ecriture : "Astitit Regina à
» dextris tuis in vestitu deaurato — La Reine en vêtements couverts d'or, s'est tenue à votre droite".
Notre Seigneur, également assis, tient de la main gauche l'Évangile appuyé sur ses genoux, de la droite il bénit sa Très Sainte Mère et la confirme par là
dans tous ses droits, privilèges et honneurs de Reine du Ciel et de la terre.
De chaque côté, un ange debout présente l'encensoir et la navette; un autre, le genou en terre, porte un chandelier,
Première voussure
Tout autour, dans la première voussure, environnée de nuages, pour bien marquer que la scène se passe dans les cieux, d'autres anges proclament les gloires de Marie en présentant divers objets symboliques.
Le premier, au sommet et au milieu, déploie un volumineux rouleau pour rappeler les chants d'allégresse, les cris de triomphe dont retentit la cour céleste.
Au-dessous de lui, à sa droite, l'un présente le soleil et semble chanter cette parole du livre des Cantiques: "Vous êtes, ô Marie, brillante comme le soleil. — Electa ut sol".
Un autre porte une couronne et répète cette parole du même livre: "Venez, et vous serez couronnée. — Venii, corona-«beris".
Un troisième présente une palme :
"Vous vous êtes élevé, ô Marie, comme les palmiers de Cadès. — Quasi palma exaltata sum in Cades".
Deux autres enfin, offrent des parfums dans leurs encensoirs : « Sicut cinnamomum et balsamum aromatizans odorem dedi, quasi myrrha electa dedi suavitatem odoris. — J'ai répandu une senteur de parfum comme la cannelle et le baume le plus précieux et une odeur comme celle de la myrrhe la plus excellente".
A la gauche de l'ange du milieu, le premier en descendant, tient le croissant de la lune et semble s'écrier : "Vous êtes belle, ô Marie, comme l'astre des nuits. — Pulchra ut luna".
.
Le deuxième porte entre ses mains une couronne,
Le troisième : le livre des sept sceaux. Le livre des sept sceaux symbolise les sept principaux mystères de la vie de Jésus-Christ dont les deux premiers,
l'Incarnation et la Nativité, sont particulièrement glorieux pour la Sainte
Vierge (Saint Hilaire, saint Pierre Damien et autres - Cornel, A Lapid.,
tom. XXI, pag. 118).
Les deux derniers ont des encensoirs : "J'ai parfumé ma demeure comme
le storax, le galbanum, l'onyx, la myrrhe, comme la goutte d'encens tombée d'elle-même. — Quasi storax, et galbanus, et ungula, et gutta et quasi libanus
non incisus vaporavi habitationem meam".
Ces bas-reliefs du tympan et du linteau ont été refaits depuis le commencement de la restauration de la cathédrale.
Ébrasement gauche
I. La statue externe représente Abraham. Le patriarche tient d'une main un couteau, de l'autre il saisit par les cheveux de son fils Isaac, debout devant lui, pieds et mains liés.
Il va l'immoler; mais un ange, placé au-dessus de lui sous la voûte du dais, lui crie de ne point frapper son fils.
Abraham détourne la tête et obéit à l'envoyé céleste. Sur le socle historié on voit, embarrassé dans les branches d'un buisson, le bélier qu'Abraham offrit
en sacrifice à la place d'Isaac.
I. La deuxième statue est celle de Moïse. Le législateur du peuple de Dieu indique de la main droite une colonne carrée, appuyée sur son bras gauche et au sommet de laquelle est enroulé une espèce de dragon figurant le serpent d'airain.
Sous les pieds de Moïse se trouve le veau d'or, qu'il réduisit en poussière, lorsqu'il descendit de la montagne, sur laquelle Dieu lui avait donné la loi.
III. Troisième statue : Samüel. Le prophète est représenté offrant en sacrifice un animal étendu sur un petit autel. Au pied de cet autel un enfant reçoit dans une coupe le sang de la victime.
Cet enfant figure probablement Samüel lui-même servant dans le Temple du Seigneur dès ses plus tendres années.
IV. La quatrième statue est celle de David. Le Roi-prophète est couronné. Il tient d'une main une lance, de l'autre il présente une couronne d'épines et trois clous.
Ces divers attributs rappellent les paroles prophétiques de David touchant la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ : "Ils ont percé mes mains et
« mes pieds. — Foderunt manus meas et pedes meos. — Délivrez mon âme, ô mon Dieu, de la framée — Erue à frameá, Deus, animam 3.
Les jambes de David sont croisées comme celles d'un homme qui danse, pour rappeler que, dans son allégresse, ce saint roi dansa devant l'arche du Seigneur, lorsque celle-ci fut ramenée à Jérusalem.
Sous ses pieds, on voit un lion. C'est le lion de Juda, symbole, figure du Christ et, autrefois, insigne de la tribu de Juda, de David et de Salomon. Ce lion rappelle aussi ces paroles du psaume XXI : "Sauvez-moi, Seigneur, de la gueule du lion et des cornes des licornes. - Salva me ex ore leonis et à cornibus unicornium humilitatem meam."
Ébrasement droit
V. La première statue est celle d'Isaïe. Le prophète a l'air souriant.
De la poitrine de Jessé, couché et endormi sous les pieds du prophète, on voit monter une longue tige, au sommet de laquelle s'épanouit une fleur et au milieu de cette fleur apparait le buste de Jésus-Christ.
D'une main Isaïe tient cette tige et un volume, de l'autre il montre la fleur et semble dire encore : "Il sortira un rejeton de la tige de Jessé et une fleur naîtra de sa racine et l'esprit du Seigneur reposera sur lui". — "Egredietur virga de radice Jesse et flos de radice ejus ascendet; et requiescet super eum spiritus Domini."
VI. Auprès d'Isaïe se trouve un autre prophète. Son attitude, ses traits empreints de tristesse et de douleur, le font vite reconnaître pour l'auteur inspiré des Lamentations, Jérémie.
Figure des plus éclatantes du Messie persécuté, il présente un disque
crucifère, symbole de la souffrance et des malheurs qu'il annonce et dont il sera lui-même la victime.
L'homme courbé qui, d'une main, lui saisit le pied et de l'autre, ramasse une pierre, rappelle le genre de mort qui fut, d'après la tradition, infligé à cet
homme de Dieu. Ses compatriotes, les Juifs, dont il reprenait les désordres, le lapidèrent.
La troisième statue est celle du vieillard Siméon. Il tient entre ses bras l'Enfant Jésus et semble regarder d'un air soucieux dans le lointain de l'avenir et adresser à Marie ces paroles, que nous lisons au deuxième chapitre de saint Luc : "Cet enfant est venu au monde pour la ruine et pour la résurrection de plusieurs en Israël. Il sera en butte à la contradiction, et votre âme sera percée d'un glaive de douleur." (Chap. II, v. 34 et 35).
L'Enfant Jésus porte le globe terrestre entre les mains.
Sous les pieds de Siméon, une femme accroupie regarde le Sauveur. Peut-être est-ce la prophétesse Anne qui, au moment de la Présentation, louait le
divin Enfant qu'elle reconnaissait pour le Messie promis au monde, et parlait de lui à tous ceux qui attendaient la Rédemption d'Israël.
La quatrième et dernière statue est celle de saint Jean-Baptiste, précurseur du Messie. Sous le manteau jeté sur ses épaules, il porte une tunique de
poils de chameau, retenue par une ceinture. "Erat Joannes vestitus pilis cameli et zond pelliceá circà lumbos ejus."
Il tient d'une main et indique de l'autre l'Agneau de Dieu, entouré d'une auréole, et semble répéter la parole par laquelle il annonçait l'apparition du Messie :
"Voici l'Agneau de Dieu — Ecce agnus Dei."
Sur le socle s'enroule un monstre que Jean-Baptiste foule aux pieds. C'est l'image du démon terrassé par la parole énergique du précurseur.
Portail Sud de la façade occidentale : le jugement dernier
Linteau
Troisième voussure
Au sommet de la troisième voussure, un ange distribue des couronnes, symboles de la victoire : "Celui qui aura vaillamment combattu
sera couronné".
De chaque côté se tiennent les martyrs avec des palmes (2) et d'autres bienheureux avec des fleurs.
Tous sont assis sur des trônes selon la promesse du Seigneur : "Celui qui aura vaincu prendra place avec moi sur mon trône. — Qui vicerit dabo
ei sedere mecum in throno meo".
Quatrième voussure
A la quatrième voussure, les élus assis sur des trônes et portant des couronnes et des sceptres, symboles de leur royauté, jouissent dans le Ciel de la gloire et du bonheur, fruits de leurs travaux et de leurs vertus.
Cinquième voussure
Y figure la parabole des cinq vierges sages et des cinq vierges folles qui rappelle aux vivants que la conclusion à déduire du grand spectacle du Jugement dernier est celle-là même que Jésus-Christ tirait de la parabole : " Veillez, parce que vous ne savez ni le jour ni l'heure. — Vigilate itaque quia nescitis diem neque boram".
.
Au sommet de la voussure on voit le Seigneur la tête ornée du nimbe crucifère. D'une main il bénit, de l'autre il tient un livre, l'Évangile. A ses côtés se trouvent d'abord deux portes, l'une ouverte, l'autre fermée, puis les dix vierges placées les unes sous les autres.
Sur la droite du Sauveur, ce sont les cinq vierges sages; elles sont assises et tiennent leurs lampes droites et allumées pour marquer qu'elles veillent et attendent l'Époux; aussi la porte qui se trouve de leur côté, est-elle ouverte. Quand on criera : Voici l'Époux, venez à sa rencontre. Elles pourront y aller et entrer avec lui dans la salle des noces.
Sur la gauche de Jésus-Christ, ce sont les cinq vierges folles. Elles sont assises comme les autres, mais leurs lampes sont renversées et éteintes. Quand
au milieu de la nuit on donnera le signal du passage de l'Époux, elles ne seront pas prêtes et à leur arrivée elles trouveront la porte fermée " Et clausa est
janua". Elles auront beau crier : "Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous, » la porte demeurera close. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure."
Les élus assis sur des trônes et portent des couronnes et des sceptres, symboles de leur royauté, jouissent dans le Ciel de la gloire et du bonheur, fruits de leurs travaux et de leurs vertus.
Ébrasement gauche
Les martyrs que représentent les grandes statues.
I. Le plus rapproché de la porte, à gauche, est saint Étienne, premier martyr. Il porte les vêtements de son ordre, le diaconat, c'est-à-dire l'amict, l'aube, le manipule, la dalmatique à manches brodées. Il tient des deux mains le livre des Évangiles et une palme.
Sous ses pieds, un homme accroupi et tenant une pierre, rappelle le genre de mort qui lui fut infligé par les Juifs, la lapidation.
Il. La deuxième statue est celle de Saint Laurent, martyrisé à Rome au IIIe siècle.
Ses vêtements sont les mêmes que ceux de saint Étienne avec cette différence que l'étole, qu'on ne voit pas sous la dalmatique de saint Étienne, est visible sous celle de saint Laurent.
Il tient aussi des deux mains le livre de l'Évangile, mais n'a pas de palme.
Du pied il renverse et tient cloué à terre un personnage couronné et revêtu d'un manteau. C'est le tyran impie, dont il a vaincu et trompé la cupidité en distribuant aux pauvres, avant son arrestation, les biens de l'Église dont la garde lui était confiée .
Ill. La troisième statue représente saint Théodore, soldat martyr au commencement du IVe siècle.
Habillé en guerrier du Moyen-âge, il tient d'une main sa lance et de l'autre s'appuie sur son bouclier dans l'attitude du repos après la victoire.
Sur le socle de cette statue on voit un petit temple entouré de flammes ; une idole est à l'entrée sous la colonnade et sur le fronton on lit ces mots : "Templum Martis".
L'histoire ecclésiastique nous apprend que saint Théodore fut mis à mort pour avoir incendié un temple consacré aux faux dieux.
Ébrasement droit
La première statue est celle de sainte Thècle, vierge et martyre au Ier siècle.
Elle est vêtue d'une robe traînante serrée à la taillepar une ceinture, et d'un manteau retenu sur la poitrine par une patte ou étroite bande d'étoffe. De la main droite elle tient cette patte et de la gauche une
palme.
Le genre de supplice auquel on voulut la soumettre, est rappelé par les deux animaux féroces placés sur le socle. Thècle fut exposée aux bêtes
de l'amphithéâtre ; mais celles-ci, oubliant leur cruauté naturelle, se couchèrent à ses pieds et les léchèrent comme pour lui témoigner leur respect.
Auprès de cette sainte se trouve l'apôtre et le premier évêque de Paris, le glorieux martyr saint Denis (Ier siècle).
Revêtu des ornements pontificaux : amict, aube brodée, manipule, étole, chasuble forme Moyen-âge, portant la mitre et le bâton pastoral, il bénit de la main droite et de la gauche réduit un lion à l'impuissance en enfonçant dans sa gueule la pointe de sa crosse.
Ce lion terrassé symbolise le paganisme vaincu par le zèle apostolique de saint Denis .
La dernière statue est celle de saint Georges, tribun militaire, martyrisé sous Dioclétien.
Comme saint Théodore, il porte le costume des guerriers du Moyen-âge, mais il a la tête couverte du casque.
D'une main il s'appuie sur son bouclier, de l'autre il frappe et transperce d'un coup de lance un dragon étendu sous ses pieds.
C'est le symbole de la victoire que ce courageux disciple de Jésus-Christ remporta, lorsque, conduit dans un temple d'idoles, les statues furent renversées à son approche et le démon obligé de confesser qu'il n'y a qu'un seul vrai Dieu.
Baie gauche de la façade occidentale
La deuxième voussure montre les Arts libéraux (le Trivium et le Quadrivium), qui constituaient la base de l'enseignement médiéval à la célèbre école cathédrale de Laon.
Ils sont donc situés à la façade ouest, seconde voussure de la fenêtre située du côté nord (gauche lorsqu'on fait face à l'entrée).
Le Trivium (les disciplines littéraires et du discours) : la Grammaire, la Dialectique et la Rhétorique.
Le Quadrivium (les disciplines scientifiques et mathématiques) : l'Arithmétique, la Géométrie, l'Astronomie et la Musique.
La Philosophie : souvent placée au centre, elle chapeautait l'ensemble de cet enseignement.
On y retrouve des personnifications de disciplines telles que la Philosophie, la Grammaire, la Dialectique, la Rhétorique, l'Arithmétique, la Géométrie, l'Astronomie et la Musique.
Cette iconographie sculptée du portail ouest fait directement écho aux célèbres vitraux de la rose du transept nord, qui déploient ces mêmes thèmes savants dans le verre.
La cathédrale Notre-Dame de Laon (Bouxin Auguste)
I. La première est la Philosophie qui tient un bâton de commandement (un sceptre) de la main gauche, dans la droite, un livre ouvert sur un livre fermé, ce dernier représentant l'Ancien Testament, le premier, le Nouveau; la tête de la femme est noyée dans un nuage symbolisant les hautes sphères de la religion et de la pensée; enfin, la statuette tient serrée contre elle une échelle qui indique les degrés à franchir nécessairement pour arriver à l'ensemble de la science divine.
Notre-Dame de Paris
II. La deuxième figure est la grammaire qu'une femme enseigne à un enfant aux yeux ardemment tournés vers celle qui l'initie aux débuts du savoir indispensable à l'homme.
Notre-Dame de Paris
III. La troisième est la Dialectique à la taille ceinte d'un serpent qui symbolise l'habileté et les subtilités de la discussion.
IV. La quatrième est la Rhétorique au geste éloquent.
V. La cinquième (e) « est l'Arithmétique qui tient entre ses doigts les boules de l'antique abaque ou "machine à compter."
VI. La sixième personnifie la Médecine, qui tient élevé à contre-lumière le fameux urinal de verre si souvent employé et questionné par les Esculape des vieux "âges".
Notre-Dame de Paris
VII. La septième (8), « c'est la Peinture sous la figure
• d'un homme âgé et barbu qui trace au pinceau, ou
«au crayon, ou au burin, des lignes sur une table
«pentagonale. »
VIII. « Dans la huitième statuette on reconnait facilement la Géométrie qui, à l'aide du compas, mesure, détermine et fixe les distances.
Notre-Dame de Paris
IX. Dans la neuvième est représentée l'Astronomie, levant dans ses deux mains, suivant certains, le globe du monde partagé par un trait horizontal et brisé, une sorte de ligne équatoriale, suivant un des systèmes d'alors, ce qui aurait porté ces savants à croire que, dès la fin du XII° siècle, on aurait déjà complété le système inachevé de Ptolémée sur la figure de la terre, tenue dès lors pour un sphéroïde ; mais il ne faut voir lit que la ligne circulaire d'un astrolabe ou planisphère partagé par l'écliptique.
Notre-Dame de Paris
X. La dixième figure la Musique personnifiée par cette femme qui, d'un plectrum ou baguette tenue par la main gauche, va toucher un jeu
de cinq clochettes suspendues en l'air à une tringle de fer, un carillon à main appelé cymbalum au neuvième siècle, flagellum au dixième, tintinnabulum aux onzième et douzième pendant lesquels,
selon Gérhart, ce carillon se composait de huit clochettes donnant l'accord parfait la, si, ut, ré, mi, fa, sol, la.
Notre-Dame de Paris
La troisième voussure est couverte d'animaux fantastiques (dragons) et la quatrième, de feuilles et de fruits délicatement travaillés.
On les retrouve dans la rosace nord du transept.
La Philosophie
Géométrie
Arithmétique
Astronomie
Dialectique
Grammaire
Médecine
Musique
Rhétorique
Ils datent de 1200 à 1210, mais quatre médaillons ont été réalisés par Auguste Steinheil en 1865 (La Philosophie, La Rhétorique, La Musique, La Médecine) ; il a repris les figures des voussures d'un portail de la façade, consacrées elles aussi aux arts libéraux.
Auguste Steinheil : la rhétorique
Sous la rosace se trouvent des vitraux modernes réalisés par Jacques Le Chevalier. Ses œuvres réalisées en 1972 se trouvent dans le transept nord (les lancettes sous la rose) mais aussi dans une chapelle du transept sud. Elles consistent en un mélange de compositions abstraites et figuratives.
Jacques Le Chevalier
Viollet-le-Duc et Emile Boeswillwald
Les visages sculptés représentent l'inspecteur général Émile Boeswillwald qui a dirigé la restauration de l'édifice dès 1853 durant près de 50 ans
Émile Boeswillwald (Wikipedia)
Viollet-le-Duc a participé aux rapports et aux diagnostics initiaux de l'édifice et a travaillé en étroite collaboration avec Boeswillwald au sein de la Commission des Monuments Historiques France.
Viollet-le-Duc (Wikipedia)
Les bœufs
Auguste Bouxin
" C'est entre ces arcades que sont placées les colossales et fameuses statues de bœufs (huit sur chaque tour). On se perd en conjectures sur l'origine decette décoration insolite.
La tradition la plus autorisée attribue la présence de ces animaux sur les tours de la cathédrale au miracle suivant rapporté dans la chronique de Guibert de Nogent : « Un clerc, chargé d'amener des matériaux pour la réparation des toitures, gravissait la montagne avec son chariot, lorsqu'un de ses bœufs vint à tomber de lassitude. Comme il n'en trouvait pas d'autre pour le remplacer, il en vit tout à coup accourir un qui se présenta de lui-même pour prêter son concours à l'ouvrage commencé. Grâce à ce renfort, le char fut promptement conduit jusqu'à l'église. Arrivé là, le pauvre clerc était très embarrassé ne sachant il qui renvoyer l'animal; mais celui-ci, à peine détaché du joug, et sans attendre ni conducteur, ni menaces, s'en retourna promptement à l'endroit d'où il était venu. C'est en récompense de ce service qu'on aurait placé des statues de bœufs sur les clochers de la cathédrale.
Claude Leleu raconte le même fait, mais avec une variante. L'attelage arrêté dans la montagne, portait, selon lui, non des matériaux pour la restauration, mais bien les précieuses châsses et les Saintes Reliques,
que les quêteurs étaient allés offrir à la vénération des peuples.
Vitrail de Saint-Remi
Deux inscriptions, placées dans les angles du bas, font connaître, l'une le motif, l'autre la date de la donation de cette verrière :
"HOMMAGE ET RECONNAISSANCE DES ÉPOUX D.-T."
"L'AN DE GRACE MDCCCLXXXX (1890)".
Voici, en commençant par le bas et en allant de gauche à droite, les sujets représentés :
I. Vision du saint solitaire Montain ou Montan. La Sainte Vierge lui annonce qu'il sera guéri de sa cécité par Remi encore enfant.
2. Saint Remi, sur les bras de sa mère sainte Céline, rend la vue au pieux solitaire.
3. Deux voleurs veulent tuer saint Remi en prière. Ils lèvent la hache pour le frapper.
4. Une lumière céleste paraît au-dessus de saint Remi et met en fuite les deux brigands.
5. Un évêque vient chercher saint Remi pour le faire sacrer.
6. Saint Remi sacré évêque de Reims.
7. Saint Remi délivre un jeune homme possédé du démon.
8. Sainte Clotilde en prière, pendant que Clovis combat les Allemands.
9. Bataille de Tolbiac.
IO. Saint Remi baptise Clovis. Une colombe apporte la Sainte Ampoule.
11. Saint Waast enseigne à Clovis les vérités de la religion chrétienne.
12. Saint Remi sacre saint Génebaud évêque de Laon.
13. Mort de saint Remi.
14. Deux anges enlèvent au ciel l'âme de saint Remi.
Le Sacré-Cœur de Jésus
La fenêtre est ornée d'une verrière posée au moment de l'érection de
l'autel (1888) .
Une inscription occupe le bas du tableau; les paroles en ont été empruntées au XIe chapitre de l'Évangile selon saint Mathieu. Elles disent la bonté et la tendresse du Cœur de Jésus : "Venite ad me omnes qui laboratis et onerati estis et ego reficiam vos. — Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et qui êtes chargés et je vous soulagerai".
De chaque côté d'autres inscriptions contiennent, l'une les initiales de la donatrice : "OFFERT PAR M A. L." et l'autre, la date de la donation : " MDCCCLXXXVIII (1888)."
I. Au-dessus de ces inscriptions, la première scène qui occupe, comme toutes les suivantes, le médaillon central et les demi-médaillons placés à droite et à gauche, représente Notre Seigneur Jésus-Christ entouré de six apôtres et leur adressant ces paroles, écrites sur une banderole déployée au-dessus de sa tête : "Discite a me quia mitis sum et humilis corde. — Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. » (Saint
Mathieu XI. 29).
2. Plus haut, c'est la dernière Cène, pendant laquelle Notre Seigneur institue le sacrement de l'Eucharistie.
3. Vient ensuite le Crucifiement du Sauveur. Un soldat lui présente une éponge pleine de vinaigre, un autre, armé d'une lance, lui perce le cœur. A droite et à gauche, la Sainte Vierge et saint Jean.
4. La quatrième scène est l'Apparition de Jésus-Christ ressuscité à l'apôtre saint Thomas.
Le demi-médaillon du haut représente deux anges les mains jointes.
Vitraux du chevet
Vitrail du chevet : rosace
I. Dans le fleuron central, la Très Sainte Vierge est représentée assise sur un trône, couronnée et tenant d'une main l'Enfant Jésus, de l'autre une fleur, « la rose mystique de couleur rouge ».
A droite et à gauche, des anges s'inclinent, les mains jointes, dans l'attitude du respect et de l'admiration.
Au-dessus de la Sainte Vierge, deux autres anges agitent des encensoirs.
Au-dessous, à droite, on voit le prophète Isaïe qui annonça si clairement que le Messie devait naître d'une Vierge; il regarde l'Enfant Jésus et sa mère, et tient de la main gauche une banderole portant son
propre nom. A gauche, c'est saint Jean-Baptiste tenant entre ses mains l'Agneau de Dieu entouré d'une auréole.
2. Le premier cercle, qui touche le fleuron central, renferme douze médaillons. Les apôtres y sont représentés assis sur l'arc-en-ciel, les pieds nus et la tête ornée du nimbe.
De la main droite ils tiennent un volumen ou banderole sur laquelle leur nom est écrit ; de la gauche, ils portent un livre ou font le geste d'un
orateur qui parle. Contrairement à ce qui se voit d'ordinaire, ils ne sont pas placés suivant l'ordre des préséances en vigueur au moyen-age;
Ainsi la première place, le médaillon du haut, est occupé par saint Jacques; vient ensuite, à la gauche du spectateur, saint Barnabé, et seulement après lui saint Pierre, puis saint Philippe, saint Thaddée, saint
Simon. Saint Barthélemi occupe le médaillon inférieur. A gauche de saint Jacques (droite du spectateur) on voit d'abord saint André, puis saint Jude, saint Paul, saint Jean et enfin saint Mathieu. — Saint Thomas, l'un des deux saints Jacques, et saint Mathias, qui fut élu à la place de Judas, ne figurent pas dans cette galerie des membres du Collège apostolique; ils sont remplacés par saint Paul, par saint
Barnabé et par le portrait deux fois répété du même personnage, saint Jude, qui figure sous ce nom et sous celui de Thaddée. D'où viennent ces incorrections ?
Probablement de l'inattention ou de l'ignorance des peintres verriers appelés à réparer quelques médaillons détériorés.
3. Le second cercle de la rose comprend vingt-quatre
médaillons.
Les personnages représentés sont les vingt-quatre vieillards de l'Apocalypse.
Tous sont assis, comme les apôtres, sur des arcs-en-ciel. Leurs têtes sont couronnées, leurs pieds chaussés, et tous tiennent d'une main une fiole, de l'autre, un instrument de musique.
Les uns paraissent âgés; ils portent la barbe; les autres sont jeunes et imberbes, pour figurer ou les saints de l'Ancien Testament et ceux du Nouveau, ou la glorification dans le ciel des personnes de tout sexe
et de tout âge.
Dans cette composition, l'artiste s'est inspiré des textes suivants de l'Apocalypse : « Autour de ce trône (le trône de Dieu) il y en avait vingt-quatre autres, sur lesquels étaient assis vingt-quatre vieillards, vêtus de robes blanches avec des couronnes d'or sur leurs têtes. » (IV. 4.)
Vitrail du chevet : lancette de gauche
Le Martyre de saint Étienne et la légende de Théophile
I. Premier médaillon. Saint Étienne, élu diacre, est figuré debout entre deux apôtres, dont l'un semble lui parler et lui faire voir l'importance de ses fonctions (Ordination de saint Étienne).
2. Saint Étienne discute avec les Juifs. Il se tient debout en face du prince des prêtres ou d'un docteur assis.
3. Saint Étienne devant le Conseil. Il est debout entre deux gardes en face du tribunal du prince des prêtres.
4. Les Juifs se jettent sur saint Étienne, injustement condamné, le tirent par les cheveux et le traînent hors de la ville de Jérusalem.
5 et 6. Supplice du Saint martyr. A droite, saint Étienne agenouillé et priant les mains jointes. Derrière lui, de nombreux Juifs; les uns, les faux
témoins qui l'ont accusé, lui jettent les premières pierres; les autres, parmi lesquels est un cavalier, regardent et semblent causer avec un homme assis qui n'est autre que Saul, aux pieds duquel les témoins ont
déposé leurs vêtements.
7. Théophile, jouissant de la confiance de son évêque, est assis à sa droite et semble converser avec lui et avec un troisième personnage placé il la gauche du prélat.
8. Disgrâce de Théophile. L'évêque est sur son trône ; il renvoie Théophile, que l'on voit s'éloigner; un autre personnage a déjà pris sa place à la droite de l'évêque.
9. Théophile, furieux et désespéré, a quitté le palais de l'évêque. Des diables apparaissent sur la gauche. Le premier tient une sorte de parchemin, celui que devra bientôt signer le renégat; l'autre porte un escabeau sur lequel s'assiéra Satan pendant l'évocation qui va avoir lieu. Au bas du médaillon on lit le nom du vidame : TIOFILUS.
10. Théophile s'abouche avec un juif qui lui promet, moyennant finances, de le mettre en rapport avec Satan.
11. Le juif tient sur ses genoux un livre qui renferme, sans doute, des formules de sorcellerie, et évoque le démon qui apparaît à Théophile effrayé et lui promet de le faire rentrer en faveur auprès de l'évêque.
12. Théophile renonce à Jésus-Christ entre les mains de Satan. Le juif présente un parchemin sur lequel le malheureux vidame va écrire et signer de son sang l'acte de renonciation et d'apostasie.
13. Théophile, rentré en faveur, distribue l'or que lui fournit un démon placé auprès de lui.
14. Il reçoit les hommages et les présents (figurés par un poisson) des vassaux de l'évêque.
15. "Des ouvriers construisent une église dont l'édification, dit M. de Florival, paraît symboliser l'état de l'âme de Théophile en proie au remords et dont la conversion se prépare" — Ne pourrait-on
voir aussi dans cette scène, comme dans les deux précédentes, Théophile exerçant ses fonctions de vidame et surveillant en cette qualité la construction d'une église ?
16. Théophile entre dans l'église, peut-être dans celle qu'il a fait bâtir, et revient à de meilleurs sentiments.
17. Pleurant sa criminelle apostasie, il se prosternedevant une statue de la Mère de Dieu et la supplie de lui venir en aide.
18. La Sainte Vierge lui apparaît et lui ordonne de renoncer à Satan ; il le fait.
19. Accompagnée d'un ange, Marie se rend auprès de Satan. Elle le frappe avec une croix et lui arrache l'acte par lequel Théophile s'était donné à lui.
20. Puis apparaissant de nouveau au vidame, elle lui rend le criminel écrit comme témoignage du pardon qu'elle a obtenu pour lui.
21. Théophile, plein de joie, va raconter à l'évêque ce qui lui est arrivé, et lui remet l'acte d'apostasie.
22. L'Évêque abaisse son bâton sur Théophile comme signe du pardon qu'il lui accorde
23. L'Évêque et Théophile, du haut d'une tribune, racontent au peuple, réuni dans l'église, la conversion miraculeuse obtenue par l'intercession de Marie.
21. Au bout de trois jours Théophile meurt et estenseveli.
Vitrail du chevet : lancette centrale
I. La première scène est celle de l'Entrée triomphante Jésus à Jérusalem. Le Sauveur est assis sur un âne; les apôtres, qu'on reconnait aux livres qu'ils portent , l'accompagnent.
Un homme étend sur le chemin le vêtement dont il vient de se dépouiller. Les habitantsde la ville et les enfants regardent avec admiration.
2. La Cène. Jésus-Christ est assis à l'extrémité de la table et tient une coupe. Les apôtres debout s'approchent pour communier. Saint Jean est prosterné. Judas, dépouillé du nimbe, est assis il part; il porte la main sur l'un des plats et cache sa bourse derrière le dos.
3. Jésus lave les pieds de ses apôtres. Saint Pierre, qui semble vouloir résister, présente enfin son pied déchaussé. Les apôtres sont au nombre de treize.
4. L'Agonie de Notre Seigneur au jardin des Oliviers. Jésus est accablé de tristesse. Un ange vient le soutenir. Les apôtres sont étendus dans des attitudes diverses.
.
Jésus est trahi par Judas, qui le désigne à ses ennemis en lui donnant un baiser. Le Sauveur est entouré de soldats. Saint Pierre tire le glaive pour
défendre son Maître
6. Jésus-Christ devant le Grand Prêtre. Celui-ci est assis; un diable lui parle à l'oreille.
7. La Flagellation. Le Sauveur est lié à une colonne et frappé de verges par les bourreaux.
8. Jésus, chargé de sa croix, monte au Calvaire. Les bourreaux, portant les instruments nécessaires au crucifiement, marchent en tête; viennent ensuite lessaintes Femmes et enfin le Sauveur portant la Croix avec l'aide de Simon le Cyréncen.
9. Jésus crucifié. La Sainte Vierge et saint Jean sont debout auprès de la croix.
10. Jésus mis au tombeau. Le corps du Sauveur, étendu sur un linceul, est embaumé par ceux qui lui sont restés fidèles. La Sainte Vierge assiste à cette scène douloureuse.
11. Jésus-Christ ressuscité apparaît il sainte Marie-Madeleine.
12. Les saintes femmes viennent au sépulcre. Elles trouvent un ange assis sur la pierre, et à ses pieds, les gardes endormis.
13. Saint Pierre et saint Jean au sépulcre. Une des saintes femmes, qui les ont avertis de la résurrection de leur divin Maître, leur montre le tombeau vide.
Saint Pierre incliné regarde attentivement le linceul.
14. Apparition de Jésus ressuscité aux deux disciples d'Emmaüs. Tous les trois marchent appuyés sur des bâtons.
15. Les disciples d'Emmaüs reconnaissent à la fraction du pain le Sauveur qui aussitôt disparaît à leurs regards.
16. L'Ascension. Jésus-Christ s'élève dans les cieux, une croix à la main. Deux anges, tenant des banderoles, l'adorent. Au-dessous, sur la terre, la Sainte Vierge et les disciples le suivent du regard.
17. Au-dessus de Jésus-Christ montant aux cieux, se trouvent des anges qui l'encensent en signe de respect et d'adoration.
Vitrail du chevet : lancette de droite
1. l'Annonciation : la Sainte Vierge, l'archange Gabriel et, un peu au-dessus d'eux, le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe nimbée.
2. La Visitation : La Sainte Vierge et Sainte Élisabeth debout s'embrassent. Derrière elles, une des femmes qui accompagna la mère de Dieu pendant son voyage.
3. La Nativité de Notre Seigneur. La Sainte Vierge est couchée sur un lit; l'Enfant Jésus est sur les bras d'une femme, et saint Joseph, assis au pied du lit.
4. Une femme prend de l'eau et donne les premiers soins à l'Enfant Jésus. Saint Joseph assis et les mains appuyées sur un bâton, assiste à cette scène.
5. Un ange annonce aux bergers la naissance du Sauveur.
6. Complément de la scène précédente. Deux bergers sont représentés appuyés sur leurs houlettes et entourés de moutons.
7 et 8. Adoration des Mages. La Sainte Vierge assise tient sur ses genoux l'Enfant Jésus. Les mages couronnés offrent leurs présents. Un homme de leur suite tient leurs chevaux par la bride.
9 et 10. La Présentation de Notre Seigneur au temple et la purification de la Très Sainte Vierge. La prophétesse Anne tient Jésus entre ses bras et le présente au vieillard Siméon. Marie est auprès de Siméon ; d'une main elle tient deux cierges, de l'autre deux petits agneaux.
11. La toison de Gédéon, image symbolique de l'Immaculée Conception et de la maternité virginale de la Très Sainte Vierge. Gédéon, habillé en guerrier du moyen-âge, invoque le Seigneur, placé dans les nuages, et obtient, comme preuve de sa mission, une rosée miraculeuse.
12. Le Buisson ardent, autre figure de la Sainte Vierge. Moise, en costume de berger et entouré de moutons, est assis devant un arbuste dont le feuillage est entremêlé de flammes, au milieu desquelles
Dieu apparait portant un livre.
Ces deux derniers médaillons nous renvoient au portail occidental porche nord.
13 et 14. La fuite en Égypte. Saint Joseph porte l'Enfant Jésus qui tend les bras vers sa mère assise sur un âne. Cet âne est conduit par un homme qui porte en même temps un petit baril. Un autre personnage, une femme, accompagne la Sainte Famille dans son exil.
15. Les Mages couchés reçoivent la visite d'un Ange qui les avertit de ne pas repasser par Jérusalem.
16. Ils retournent dans leur pays, montés sur des chevaux.
17. Le prophète Daniel. Son nom est écrit sur un rouleau. Il est assis sous une colonnade supportant un rideau relevé. Daniel figure ici, en face des idoles renversées du médaillon suivant, parce qu'il annonça en termes précis la date de la naissance du Messie et la destruction de l'idolâtrie et du règne de Satan :
• Dieu a abrégé le temps il soixante-dix semaines en faveur de votre peuple... afin que les prévarications
soient abolies, que le péché trouve sa fin, que l'iniquité soit effacée, que la justice éternelle vienne sur la terre...".
18. Les idoles renversées à l'arrivée de Jésus en Égypte : " Commorebuntur simulacra Ægypti à facie ejus.". Ces idoles sont représentées par deux statues nues et couronnées, partagées en morceaux et tombant de leurs autels.
19. Sacrifices d'Abel et de Caïn. Les deux frères s'approchent d'un autel sur lequel brûle le feu du ciel. Abel présente un agneau, Caïn une gerbe. Abelparaît ici comme figure du divin Sauveur persécuté et mis à mort par ses frères, ses compatriotes, les Juifs.
20. La Présentation de la Sainte Vierge au temple de Jérusalem. Un prêtre reçoit Marie présentée par ses parents, Joachim et Anne. Plusieurs personnes lesaccompagnent. Sur le côté, on voit des animaux destinés au sacrifice.
21 et 22. Hérode, assis sur un trône, commande le massacre des Innocents; auprès de lui des guerriers, armés d'épées, se préparent à exécuter ses ordres.
23 et 24. Deux anges enveloppés de nuages; l'un tient un encensoir, l'autre des vases d'or d'où s'échappent des flammes.
Les théothèques ou ''tours du Saint-Sacrement'' ou encore "tours eucharistiques" ont leur origine en Allemagne.
Leur but est d'exposer le Saint-Sacrement à la vue de tous. Dans une église catholique, c'est un tabernacle non pas placé au milieu de l'autel mais à l'entrée du chœur ou dans un oratoire adapté à l'adoration et à la prière personnelle des fidèles.
Eglise Saint-Sébastien de Loyers
La théothèque se trouve sur la gauche du chœur, à savoir la partie la plus ancienne de l'église. Elle mesure 2 mètres 50 et sculptée dans du tuffeau de Maastricht (très friable). De plus. Comme au fil des ans, le truffeau avait noirçit, une rénovation s'est avérée nécessaire.
Elle fut offerte par la veuve du Seigneur de Loyers pour protéger le Saint-Sacrement des vandales.
Vue d'ensemble
La base
A la base de la théothèque, on peut voir des fruits sculptés mais surtout la date de sa création : 1584.
Ier étage : le tabernacle
Théothèque Loyers
Au dessus de la base, les quatre évangélistes séparés par des grilles veillent sur le Saint-Sacrement.
La théothèque de l'église Saint-Lambert de Goé est constituée de deux parties réalisées à des époques différentes. La partie basse est la plus ancienne. au départ elle se situait à l'extérieur de l'église. Cette parie date du XVIe siècle.
Le curé Géron, constatant sa dégradation, la fit installer dans le choeur et l'on ajouta un étage supplémentaire en 1911.
Je n'ai actuellement vu que ces deux théothèques mais il en existe d'autres comme à Limbourg (église Saint-Georges), Bilstain, Bouvignes (église Saint-Lambert), Blaton (église de Tous-les-Saints), Andenelle, Liège (église Saint jacques), Leffe (église Saint-Georges).....
Eglise Saint-Georges de Limbourg Image Wikipedia
Basilique Saint-Materne de Walcourt
La sainte Trinité (image kikirpa)
Sommet avec Christ bénissant, tenant le globe (image kikirpa)
C'est dans la cathédrale Notre-Dame de Tournai que j'ai pu voir pour la première fois dans une église, un Scutum Fidei. Le Scutum Fidei (bouclier de la foi), parfois nommé Scutum Trinitatis (bouclier de la Trinité), est un symbole chrétien représentant la doctrine de la Trinité.
L'Eglise primitive était souvent accusée de polythéisme et voulait par l'image expliquer le mystère de la Trinité.
Le concept de Trinité date de la fin du IVème siècle. Le mot de trinité revient à Tertullien (± 150-220). Celui-ci avait épousé une chrétienne et eut un apport fondamental dans le domaine de la théologie.
La Trinité est la distinction philosophique entre nature (ou essence) et personne (ou hypostase) : un seul Dieu en trois personnes (hypostases) : le Père, le Fils et le Saint-Esprit qui sont égaux en nature, mais sont des personnes (hypostases) distinctes.
Autel : cathédrale de Tournai
Une autre représentation se trouve à la chartreuse de Neuville-sous-Montreuil, dans la côte d'Opale. L'édifice est bien connu des belges puisqu'il deviendra un hôpital belge en avril 1915 sous la protection du ministre belge de l'intérieur Paul Berryer et sous le haut patronage de la reine Elisabeth.
Parmi les autres représentations de la Trinité, il faut aussi évoquer les Anneaux de Borromée : trois cercles qui se recoupent, formant un centre commun aux trois.
Même si leur existence est plus ancienne, l'appellation vient de l'utilisation qui en était faite dans les armoiries d'une famille italienne : les Borromeo. Cet emblème orne les palais des Borromeo, notamment sur l'Isola Bella et son château baroque du XVIIème.
Image Wikipedia
On doit aussi évoquer Jacques Lacan qui lors de sa conférence du 9 février 1972 appelle "Nœud Borroméen" le nœud qui tient ensemble les trois registres, à savoir le symbolique, l’imaginaire et le réel.
Jacques Lacan Image Wikipedia
Avant de commencer sa leçon du 9 février 1972 Lacan avait tracé au tableau huit caractères chinois disposés verticalement sur deux colonnes, cinq à droite, trois à gauche, à lire de haut en bas et de droite à gauche à l’ancienne. Il n'y fera aucunement allusion tout au long de la conférence.
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wǒ qǐng nǐ jùjué wǒ suǒ zèng yīnwei bú shì rúcǐ
"je te demande de me refuser ce que je t’offre parce que ce n’est pas ça"
Grille de la cour de l'hôtel de Carnavalet Rue des Francs-Bourgeois Image GoogleMaps
On remarque trois croissants (de lune) entrelacés comme emblème d'Henri II. Sur un vitrail du château d'Écouen (aujourd'hui musée national de la renaissance), on retrouve ce même emblème avec la devise royale : " Donec totum impleat orbem".
On retrouve cet emblème aussi à Chenonceau.
Chenonceau
Le roi Henri II fait don de Chenonceau en 1547 à sa favorite Diane de Poitiers. Elle crée au château des jardins mais surtout fait construire le célèbre pont sur le Cher.
Diane de Poitiers
À la mort d'Henri II (10 juillet 1559) Catherine de Médicis oblige sa rivale Diane de Poitiers, à restituer Chenonceau à la Couronne. Celle-ci recevra en échange le château de Chaumont-sur-Loire entre Blois et Amboise.
Chenonceau Chambre de Catherine de Médicis
Par contre, beaucoup a été écrit sur l’ambiguïté du monogramme composé de la double initiale de sa femme Catherine de Médicis (C) et de sa propre initiale (H). On peut remarquer ci-dessous que les deux C entrelacés dos à dos avec le H peuvent aussi bien s’interpréter comme deux D, initiale de Diane de Poitiers.
Cour carrée du Louvre
Après la mort du roi, Catherine de Médicis reprend ce monogramme mais en faisant que les extrémités des C dépassent des deux grandes barres du H, pour bien marquer qu'il s'agit de son initiale. C'est le cas des monogrammes du cabinet et de la chambre de Catherine à Blois ou ceux de la colonne de l'hôtel de la reine à Paris ou encore ici à Chenonceau.
Le trèfle irlandais
Une autre représentation est le trèfle irlandais ou shamrock. Le terme Shamrock dérive de l'ancien gaélique et signifie "jeune plante à trois feuilles".
Saint Patrick d'Irlande était un évêque missionnaire d'origine écossaise. Lors d’un sermon au Rock de Cashel, Patrick, pour expliquer la Trinité, aurait pris un trèfle. Il expliquait ainsi que Dieu était à la fois Un et comprenait pourtant trois entités : le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Ainsi le trèfle ou plutot l'oxalis est devenu l’emblème de l'Irlande.
Ce n'est donc pas un trèfle puique l'on voit que le trèfle (Trifolium repens) a des feuilles arrondies alors que l'oxalis (Oxalis acetosella) a des feuilles en forme de cœur, comme le shamrock.
Oxalis acetosella
Trifolium repens
La Fête de la Saint-Patrick, célébrée chaque année le 17 mars. C'est le jour où la Chicago River est colorée en vert.
Dans la cathédrale Notre-Dame à Tournai, l'on peut voir cette peinture de Wenceslas Coebergher (1560-1634). C'est la Beata Maria Virgo Perdolens, ou Mater Dolorosa ou encore "Notre-Dame des sept Langueurs".
Ce sont les moments décrits dans les évangiles, qui la firent souffrir lorsqu'elle accompagnait son Fils. Notre-Dame des sept douleurs est liturgiquement commémorée le 15 septembre.
1. Elle entend la prophétie du saint vieillard Siméon, dans le Temple
2. Elle vit la fuite en Égypte
3. Elle recherche avec saint Joseph, durant trois jours, l'enfant Jésus et le trouve dans le Temple
4. Elle rencontre Jésus portant sa croix et échange un regard avec lui alors qu'il monte au Calvaire
5. Elle est debout, silencieuse, au pied de la croix. Elle regarde Jésus crucifié et suit son agonie
6. Elle reçoit dans ses bras Jésus mort, descendu de la croix
7. Elle assiste à l'ensevelissement de Jésus et à sa mise au tombeau.
Wenceslas Coebergher
Il était non seulement peintre mais aussi graveur, architecte, ingénieur, numismate, archéologue. On lui doit entre autre la basilique Notre-Dame de Montaigu (Scherpenheuvel).
Il fit aussi assécher Les Moëres dans la région de Dunkerque. C'était une région marécageuse dans la région de Dunkerque, sous le niveau de la mer .
Image wikipedia
A Renlies (Beaumont), on peut voir cette chapelle de Notre-Dame des sept douleurs.
Elle fut construite en 1660 par Jean Canivet, ancien mayeur de ce lieu, et son épouse Jeanne Martin et fut restaurée en 1713.
A ma communion, j'ai reçu un chapelet. Non seulement je ne l'ai jamais utilisé mais j'ai toujours ignoré son emploi. En visitant l'église Notre-Dame du Rosaire de Wierde, je me suis reposé la question de son utilité.
Eglise Notre-Dame-du-Rosaire
Le chapelet
Le chapelet correspond à la récitation de 5 dizaines de "Je vous salue Marie". Il permet en outre de méditer sur un mystère de la vie du Christ.
Le chapelet commence par la récitation du Credo : la croix. Les gros grains correspondent à la récitation d'un "Notre père". Après le Credo vient donc un "Notre Père (premier grain)". On récite ensuite trois "Je vous salue Marie" (le groupe de trois petits grains suivant correspond aux vertus théologales) et enfin un Gloire au Père (le dernier grain avant la boucle). Après chacune des cinq dizaines commence par un "Notre Père (le grain isolé)", suivi de dix "Je vous salue Marie" (le groupe de dix grains) en terminant par un Gloire au Père. A chaque étape, on médite sur un des "mystères.
Quels mystères ?
On compte 20 "mystères" de la vie de Jésus-Christ et de la Vierge Marie
Les "mystères joyeux" : L'Annonciation La Visitation La Naissance de Jésus La Présentation de Jésus au Temple Le Recouvrement de Jésus au Temple
Les "mystères douloureux", médités les dimanches du Carême, le mardi et le vendredi L'agonie de Jésus La Flagellation Le Couronnement d'épines Le Portement de la Croix La Crucifixion
Les "mystères glorieux", médités le mercredi, le samedi (15 mystères traditionnels) et le dimanche. La résurrection de Jésus L'ascension La pentecôte L'assomption Le couronnement de Marie
Une quatrième catégorie de mystères a été ajoutée par le pape Jean-Paul II. Les "mystères lumineux" Le baptême de Jésus Les noces de Cana La proclamation du Royaume La transfiguration L'institution de la sainte Eucharistie
Ces mystères sont médités en fonction des jours de la semaine Lundi : les "mystères" joyeux Mardi : les "mystères" douloureux Mercredi : les "mystères" glorieux Jeudi : les "mystères" lumineux Vendredi : les "mystères" douloureux Samedi : les "mystères" joyeux Dimanche :les "mystères" glorieux
Le Rosaire
Au départ, le rosaire consistait à réciter trois chapelets correspondant aux mystères joyeux, douloureux, et glorieux. Comme le pape Jean Paul II y a ajouté les mystères lumineux, il correspond actuellement à réciter 4 chapelets.
A Beauraing, Max Vander Linden les illustre
Max Van der Linden est né en 1922 au château de Nodebais et est décédé le 25 novembre 1999. Il fut ami avec Julos beaucarne qui le qualifiait de " L’homme qui faisait des étoiles avec de la boue". En 1965, il a initié les fêtes de la Saint-Martin à Tourinnes-la-Grosse. Le baron Van der Linden (dit Miqui) est connu comme céramiste mais fut aussi écrivain, musicien, metteur en scène et photographe.
Max Van der Linden
Les cinq mystères Joyeux
L'annonciation
La visitation
La naissance de Jésus
La présentation de Jésus au Temple
Le recouvrement de Jésus au Temple
Vue d'ensemble
1 Annonciation 2 Visitation
3 Nativité
4 Présentation de Jésus au Temple 5 Jésus chez les Docteurs
Les cinq mystères douloureux
L'agonie de Jésus
La flagellation
Le couronnement d'épines
Le portement de la Croix
La crucifixion
Vue d'ensemble
1 L'agonie au jardin des oliviers 2 La flagellation
Le couronnement d'épines Le portement de la croix
Mort de Jésus sur la croix
Les cinq mystères glorieux
La résurrection
L'ascension
La pentecôte
L'assomption
Le couronnement de Marie
Vue d'ensemble
La résurrection
L'ascension La pentecôte
4 L'assomption 5 Le couronnement de Marie
Les "mystères lumineux"
Le baptême de Jésus
Les noces de Cana
La proclamation du Royaume
La transfiguration
L'institution de la sainte Eucharistie
1 Le baptême de Jésus 2 Les noces de Cana
3 La proclamation du Royaume
4 La transfiguration 5 L'institution de la sainte Eucharistie
On peut considérer que ce sont les franciscains qui, aux XIVème et XVème siècle, propagèrent cette pratique. En effet, gardiens des lieux saints depuis le XIVème siècle, ce sont eux qui dirigeaient les pèlerins sur la Via Dolorosa jusqu’au Golgotha. Ils voulurent étendre ce rituel à l’ensemble des fidèles qui ne pouvaient se rendre à Jérusalem. Le nombre de stations était variable. De plus certaines stations reposaient sur la tradition orale et non sur les évangiles.
Le pape Clément XII en 1731 permet que des chemins de croix puissent exister dans n'importe quel lieu pieux à condition que ceux-ci soient faits par un franciscain.
En 1742, Benoît XIV réglemente le droit d'installer des chemins de croix et leur présentation matérielle. Une seul chemin par paroisse est autorisé. Le franciscain Léonard de Port-Maurice en Italie déterminera le nombre de stations à quatorze (du procès de Jésus à sa mise au tombeau). En 1862, les prêtres pourront installer eux-mêmes un Chemin de croix dans leurs églises et des indulgences seront accordées aux fidèles qui font leur Chemin de croix. Les prêtres exilés en Italie lors de la révolution française, diffuseront largement, à leur retour, le rituel du chemin de croix.
Forme traditionnelle
Jésus est condamné à être crucifié ;
Jésus est chargé de sa croix ;
Jésus tombe pour la première fois sous le poids de la croix ;
Jésus rencontre sa mère ;
Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix ;
Sainte Véronique essuie le visage de Jésus ;
Jésus tombe pour la deuxième fois ;
Jésus rencontre les femmes de Jérusalem qui pleurent ;
Jésus tombe pour la troisième fois ;
Jésus est dépouillé de ses vêtements et abreuvé de fiel ;
Jésus est cloué sur la croix ;
Jésus meurt sur la croix ;
Jésus est détaché de la croix et son corps est remis à sa mère (Déploration) ;
Le corps de Jésus est mis au tombeau par Joseph d'Arimathie et Nicodème.
L'église Saint-Sebastien de Loyers présente ce chemin de croix dans sa forme traditionnelle.
1 Jésus est condamné à être crucifié
2. Jésus est chargé de sa croix
3. Jésus tombe pour la première fois sous le poids de la croix
4. Jésus rencontre sa mère
5. Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
6. Sainte Véronique essuie le visage de Jésus
7. Jésus tombe pour la deuxième fois
8. Jésus rencontre les femmes de Jérusalem qui pleurent
9. Jésus tombe pour la troisième fois
10. Jésus est dépouillé de ses vêtements et abreuvé de fiel
11. Jésus est cloué sur la croix
12. Jésus meurt sur la croix
13. Jésus est détaché de la croix et son corps est remis à sa mère (Déploration)
14 . Le corps de Jésus est mis au tombeau par Joseph d'Arimathie et Nicodème.
1991 : nouvelle forme s'appuiant sur les Écritures.
En 1991, lors de son Chemin de croix, Jean-Paul II solide a supprimé les stations sans référence biblique (5 : les 3 chutes, la rencontre avec Marie et avec Véronique). Il les a remplacés par d'autres suivant les événements retrouvés dans les Évangiles. Il y a aussi quatorze stations :
Jésus au jardin de Gethsémani
Jésus trahi par Judas et arrêté
Jésus condamné par le Sanhédrin
Jésus renié par Pierre
Jésus jugé par Pilate
Jésus est couronné d'épines
Jésus prend sa croix
Simon de Cyrène aide Jésus à porter la croix
Jésus rencontre les femmes de Jérusalem
Jésus est cloué sur la croix
Jésus promet son royaume au bon larron
Jésus confie sa mère à Jean
Jésus meurt sur la croix
Jésus est mis au tombeau
En 1958, lors du centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Lourdes, une quinzième station ajoutée :"Avec Marie dans l'espérance de la résurrection". Cette quinzième station se retrouve ainsi Cette initiative s'est propagée : c'est le cas du Chemin de croix moderne de la cathédrale d'Évry terminée en 1995.
Cathédrale d'Evry Image Wikipedia
Eglise Saint-Hadelin à Celles
Chemin de croix Eglise Saint-Hadelin de Celles
Il existe un deuxième chemin de croix à Celles dans la montée vers l'ermitage.
Station I
Station II
Station III
Station IV
Station V
Station VI
Station VII
Station VIII
Station IX
Station X
Station XI
Station XII
Station XIII
Station XIV
Ces potales étaient vides jusqu'en 2017. C'est l'artiste Pierre Courtois qui se chargera de les habiller. Il utilisera les formes géométriques (cercle,carré,triangle) qui revêtent un caractère symbolique.
Pierre Courtois
Un paneau explicatif au pied du chemin explique sa réflexion.
Le chemin de croix a été réalisé par les Ateliers de Maredsous
Eglise Saint-Martin de Tamines
Le chemin de croix fut réalisé en 1965 par l'artiste Alix Dufaux professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Tamines.
Eglise Saint-Martin de Beauraing
Il a été réalisé Non pas comme je l'ai lu sur internet par Jean William de Nassoy mais bien par Jean Willame de Natoye. Ce sculpteur est en effet né le 16/03/1929 à Romerée et décédé à Natoye le 4/10/2014.
Il comprend les 14 stations traditionnelles plus 2 : il commence par l'eucharistie et se termine par la résurrection. Il utilise le symbolisme des couleurs : rouges et blanc pour la joie et bleu et violet pour la mort.
Eucharistie
I Jésus est condamné à mort
II Jésus est chargé de sa croix
III Jésus tombe sous le poids de sa croix
IV Jésus rencontre sa Mère
V Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
VI Une femme pieuse essuie la face de Jésus
VII Jésus tombe pour la seconde fois
VIII Jésus console les femmes de Jérusalem
IX Jésus tombe pour la troisième fois
X Jésus est dépouillé de ses vêtements
XI Jésus est cloué sur la croix
XII Jésus meurt sur la croix
XIII Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère
XIV Jésus est mis au tombeau
La résurection
On lui doiit plusieurs oeuvres au musée en plein air du Sart-Tilman à Liège comme :
Pierre dressée
ou encore à Wierde :
Linteau de la porte d'entrée Jean Willame
Fonts Baptismaux Jean Willame
Eglise de l'Immaculée Conception de Jumet Gohyssart
Le chemin de croix est l'oeuvre du sculpteur gantois Aloïs De Beule (1861-1935), à qui l'on doit les sculptures du monument de l'indépendance à Binche. Il date de 1910.
Il occupe le flanc Est du rocher (763 mètres d'altitude) sur lequel est érigé l'abbaye de Hohenbourg. Le chemin est l'oeuvre du céramiste de Soufflenheim Elchinger qui l'a réalisé de 1933 à 1935. Il se trouve sur le Chemin de Compostelle alsacien. Il s'agit vraisemblament de Léon Elchinger (1871-1942) un des membres de la dynastie de la manufacture Elchinger qui fonctionna de 1834 à 2016.
Cette liste est non exhaustive. N'étant pas spécialiste, elle n'a que pour but que de mieux appréhender les innombrables statues que l'on trouve dans le églises. Des erreurs peuvent s'être glissées dans mes commentaires.
Les quatre évangélistes (Saint Luc,Saint Jean,Saint Marc, Mathieu)
Abbé Louis de Blois
Sainte Adèle
Saint Adelin
Saint Agapit
Sainte Agnès
Saint André
Sainte Anne
Saint Antoine de Padoue
Saint Antoine l’ermite
Saint Arnould de Soissons
Saint Augustin
Sainte Barbe
Sainte Beatrix da Sylva
Saint Benoit
Saint Bertuin
Saint Bonaventure
Sainte Brie
Sainte Brigitte
Sainte Catherine
Sainte Cécile
Saint Christophe
Sainte Colombe
Saint Curé d’Ars
Saint David
Saint Dominique
Saint Donat
Sainte Elisabeth de Thuringe
Saint Eloi
Saint Etton
Saint Feuillien
Saint Fiacre
Saint François d’Assise
Sainte Geneviève
Saint Georges
Sainte Gudule
Saint Guignole
Saint Hadelin
Sainte Hélène
Saint Hilaire
Sainte Hiltrude
Saint Hubert
Saint Jacques
Saint Jean-Baptiste
Saint Jean-Baptiste de La Salle
Saint Jean Bosco
Saint Jean Népomucène
Sainte Jeanne d’Arc
Saint Joseph
Sainte Julie Billiard
Sainte Julienne
Saint Lambert
Saint Laurent
Saint Louis
Saint Louis de Gonzague
Saints Marcellin et Pierre l’exorciste
Saint Marcoul
Sainte Marguerite
Saint Martin
Saint Materne
Saint Meen
Saint Michel
Saint Nicolas
Saint Norbert
Saint Paul
Saint Pierre
Saint Pierre d’Alcantara
Saint Quirin
Sainte Radegonde
Sainte Renelde
Saint Richard de Sainte-Anne
Sainte Rita
Saint Roch
Sainte Rolende
Saint Sebastien
Saint Simon
Sainte Thérèse de l'enfant Jésus
Saint Thomas
Saint Thomas Becket
Saint Ursmer
Saint Vincent de Paul
Saint Walthère
Les quatre évangélistes
Les quatre évangélistes sont représentés sous la forme du tétramorphe. Celui-ci représente les quatre animaux ailés qui tirent le char de la vision d'Ézéchiel (Ez 1 ; 1-14). Il sera ensuite repris dans l'Apocalypse de saint Jean (Apoc 4; 7-8)
L'homme ailé ou l'ange pour Matthieu Le lion pour Marc Le taureau pour Luc L'aigle pour Jean.
A l'église Saints-Pierre-et-Paul de Châtelet, seuls les animaux sont représentés.
Saint Luc
Saint Jean
Saint Marc
Mathieu Eglise Saints-Pierre-et-Paul de Châtelet
Plus traditionellement, on trouve les saints accompagnés de leurs symboles.
Saint Luc
Saint Mathieu
Saint Jean
Saint Marc Nismes (Viroinval) : église Saint-Lambert
Abbé Louis de Blois
Louis de Blois-Châtillon est né en octobre 1506 au château de Donstiennes (près de Thuin) et décédé en janvier 1566 dans l'abbaye de Liessies (France). Enfant, il fut envoyé comme page à la cour de l'archiduc Charles qui deviendra Charles-Quint et avec qui il se lia d'amitié. Moine bénédictin, il devint abbé de l'abbaye de Liessies de 1530 à sa mort. Il laissera de nombreux écrits.
Agapit est un martyr de Préneste (près de Rome). Jeune moine, il n’avait que 15 ans lorsque, sur ordre de l’empereur Aurélien (vers 257), il fut martyrisé puis exposé aux lions (qui ne lui firent rien) et enfin décapité à Préneste. Il est représenté avec la branche des martyrs et le glaive symbolisant sa décapitation.
Sainte Agnès
Lobbes
Sainte Agnès est née vers 291 et morte en 304 ou 305 Il s'agit d'une vierge sainte et martyre. Elle est considérée par le Martyrologe romain comme martyre de la pureté. Classiquement, on la retrouve avec un agneau (ici dans ses bras). L'agneau ne fait pas allusion à son nom (agnê en grec qui est à l'origine du prénom Agnès) et ni au latin agnus (agneau). En effet, la sainte fut rapidement assimilée à l'Agnus Dei car elle était modèle de chasteté et de douceur.
Saint André
Givet
Gerpinnes
Sainte Anne
Collégiale Saint-Ursmer de Lobbes
Charleville-Mézières
Saint Antoine de Padoue
Saint Antoine de Padoue Eglise Saint-Lambert de Liessies
Eglise saints-Pierre-et-Paul de Châtelet
Saint Antoine était un cordelier, autrement dit un franciscain à savoir quelqu'un qui se consacrait à la prédication et qui vivait d’aumônes. Ses sermons attiraient la foule. Il eut une vision dans laquelle il vit la Vierge et son enfant. L'iconographie le représente donc avec Jésus enfant. Il meurt en 1231. Il porte la bure et la ceinture avec ses trois nœuds symbolisant les trois voeux prononcés à l'entrée dans l'ordre : obéissance, chasteté et pauvreté.
Saint Antoine l'ermite
Saint Antoine l'Ermite Eglise Saint-Lambert de Liessies
On le voit accompagné d'un cochon portant une clochette. Il a pour surnom "Antonio del porco" en Italie et de "saint Antoine des cochons" dans la vallée de la Bruche en Alsace. Les porcs n'avaient pas le droit d'errer librement dans les rues sauf ceux d'un ordre religieux fondé en Dauphiné en 1095 (les Antonins). Leurs porcs portaient une clochette (Émile Mâle).
Flobecq
A Flobecq, en janvier, on célèbre les Antoniades. La Foire Saint-Antoine remonte à 1887 et a repris vigueur en 2000. Inaugurée en 2006, on peut y voir l'oeuvre du sculpteur bulgare, Emile Mirchev.
Saint Arnould de Soissons
Saint Arnould de Soissons Chimay : collégiale Saints-Pierre-et-Paul
Il est né en 1040 à Audenarde et on l'appelle aussi Arnold d'Audenarde. Il est décédé en 1087. En Belgique, il est connu en tant que saint patron des meuniers et des brasseurs. En effet, devenu abbé au monastère de Soissons, il brassa de la bière. Il est donc représenté avec la pelle à brasser.
Saint Augustin
Liessies
Eglise Saint-Martin de Tamines
Saint Augustin est en évêque, étudiant et depuis le XVIe siècle accompagné d'un enfant tenant un coquillage. Il est le patron des imprimeurs et théologiens.
Sainte Barbe
Sainte Barbe
Châtelet Eglise Saints-Pierre-et-Paul
Thy-le-Château Eglise Saints-Pierre-et-Paul de Châtelet
Malgré que son père l’ait enfermée dans une tour pour la soustraire aux mauvaises influences de l’extérieur, elle se convertit. Il lui fit alors subir de nombreux supplices (elle est fouettée de verges, son corps est déchiré par des peignes de fer, par des tessons de poterie, sa peau est marquée au fer rouge). Elle survécu néanmoins et son père la fait décapiter. Dieu foudroie immédiatement le bourreau. Elle est ainsi devenue la patronne des pompiers (la foudre).
Gerpinnes
Sainte Beatrix Da Sylva
Eglise d'Anthée
Cette aristocrate portugaise (v1426-1492) a créé l'ordre de l'Immaculée Conception aidée d'Isabelle la Catholique.
Saint Benoit
Il nait vers 480 à Nursie en Ombrie et décède en 547 dans le monastère du Mont-Cassin. C'est le fondateur de l'ordre des Bénédictins. Il est considéré comme le patriarche des moines d'Occident, grâce à sa règle qui a eu un impact majeur sur le monachisme occidental et même sur la civilisation européenne médiévale. Il est souvent représenté avec l'habit bénédictin (coule noire), une crosse d'abbé, un calice ainsi qu'une le livre de la règle.Il est le patron des ingénieurs civils, des fermiers et des ouvriers agricoles, des spéléologues, des mourants et des moines.
Saint Bertuin
Chasse Saint-Pierre Thy-le-Château
Il est représenté sur la chasse sa Saint Pierre qui se trouve dans l'église de Thy-le-Château. D’origine aristocratique anglo-saxonne, il fut instruit à l’abbaye d’Othbel. Au VIIème siècle, s'installe avec ses disciples dans la forêt de la Marlagne (plateau du condroz près de Namur). Il fait jaillir une source d'eau potable considérée depuis comme miraculeuse mais son principal acte est de fonder,un monastère à Malonne. Ce monastère put être créé grâce au don d'une riche flawinoise du nom de Dame Roga. En outre, le roi Pépin II (Duc d’Austrasie, dit de Herstal) lui offrit cinq grandes propriétés agricoles. C'est la raison pour laquelle il est représenté avec une église à cinq clochers symbolisantles cinq métairies. Il décèdera en 698.
Saint Bonaventure
Saint Bonaventure Eglise Saint-Hilaire de Givet
Cet Italien de son vrai nom Giovanni da Fidanza, est né à Bagnoregnio en 1217 et décédé à Lyon en juillet 1274. Il étudie les arts à la Sorbonne en 1236 mais rejoint l'Ordre des frères mineurs en 1243. Il peut en 1248, enseigner à l'Université. En 1256, il est obligé de quitter son poste vu l'agressivité des universitaires à l'égard des ordres mendiants.
Sainte Brie
Villers-Poterie
Vierge martyre patronne des étables et des bêtes à cornes. Il s'agit bien de Sainte Brigide ou Brigitte. elle est la sainte patronne de l'Irlande depuis 1962. A Fosses, existe une tradition de protection du cheptel depuis 1300 ans. chaque premier dimanche de mai, des paysans achètent aux enfants des baguettes de coudrier pelées. La baguette est bénie, les enfants touchent la statue de la sainte. Elle sera alors déposée dans l’étable.
Il s'agit de Catherine d'Alexandrie qui fut une vierge martyre. Elle vécut au début du IVème siècle. Ayant refusé d'épouser l'empereur Maximin II Daïa, elle fut décapitée. Auparavant, on availt voulu la torturer avec des roues entourées de scies de fer mais Dieu avait brisé la roue.
Collégiale Saint-Ursmer de Lobbes
Sainte Cécile
Eglise Saint-Martin de Ham-sur-Heure
Ce fut une vierge romaine qui, mariée de force, parvint à convertir son mari et l'amener à respecter son vœu de virginité. Elle est la patrone des musiciens.
Saint Christophe
Eglise Saint-Ursmar Eppe-Sauvage
Sainte Colombe
Vierge
Vierge martyrisée à Sens en 274 par l'empereur romain Aurélien.
Saint Curé d'Ars
Egise Saint-Ursmar d'Eppe-Sauvage
Il s'agit de Jean-Marie Vianney né le 8 mai 1786 à Dardilly (près de Lyon), et mort le 4 août 1859 à Ars-sur-Formans (Ain). Il fut le curé de la paroisse d'Ars (alors « Ars-en-Dombes », aujourd'hui « Ars-sur-Formans ») pendant 41 ans. Il est nommé patron de tous les curés de l'Univers par le pape Pie XI en 1929. Sa vie fut tumultueuse. Pour les détails voir Wikipedia et ICI
Eglise Saint-Philippe Philippeville
Saint David
Saint David Eglise Saint-Martin de Ham-sur-Heure
Eglise Saint-Martin de Ham-sur-Heure
David est le plus jeune d’une famille de 8 frères. Quand il naît à Bethléem en Judée, le roi Saül règne sur le peuple d’Israël on s’attend à ce qu’un des fils de Saül prenne la succession de son père.Car il sait jouer de la lyre, le jeune David est appelé auprès de Saül qui se prend d’affection pour lui et en fait son écuyer. David parvient ainsi à adoucir par sa musique les états dépressifs du roi Saül. Tout bascule dans la vie de David, le jour où les Philistins viennent menacer les armées du roi Saül. Ils ont dans leur rang un soldat immense nommé Goliath. Ce dernier défie Israël en combat singulier. Les guerriers les plus redoutables de l’armée de Saül sont morts de peur. Personne n’ose relever le défi… sauf David qui n’admet pas que le Dieu d’Israël soit ainsi déshonoré. Habitué à manier la fronde pour chasser les bêtes féroces, David frappe en plein front le géant qui s’écroule terrassé. Immédiatement, David devient un héros pour tout le peuple d’Israël.Cependant, au sommet de sa gloire, David se rend coupable d’un acte grave : il commet un adultère avec Bethsabée, la femme d’un de ses généraux. David va encore plus loin car il se débrouille pour faire assassiner le mari gênant. Suite à l’intervention du prophète Nathan, David prend alors la mesure de la gravité de ses actes. Il s’en repend sincèrement, mais le mal est fait. A cause de la faute de David, la violence est entrée dans sa famille et se prolongera même après la mort du roi. Son successeur est son fils Salomon, un roi qui s’illustrera par sa sagesse dans le gouvernement d’Israël.
Saint Dominique
Solre
Saint Donat
Saint Donat Eglise Saint-Michel de Gerpinnes
Saint Donatus de Muenstereifel a fait partie de la Légion Fulminante. C'était une légion de l'armée romaine composée de soldats chrétiens qui, dans l'expédition de l'empereur Marc-Aurèle contre les Sarmates, Quades et Marcomants, sauvèrent toute l'armée prète à périr de soif. En effet, par leurs prières ils provoquèrent sur eux une pluie abondante alors que l'ennemi recevait une forte grêle avec foudre et éclairs.
Eglise de Foy-Notre-Dame
Il est donc représenté en légionnaire romain avec dans sa main un éclair (patron contre les orages) mais aussi avec des épis de blé car il est aussi protecteur des moissons.
Lorsque l'on parcourt l'autoroute E42 en venant de Liège, on peut voir cette chapelle Saint-Donat.
Chapelle saint-Donat Héron
Sainte Elisabeth de Thuringe
Sainte Elisabeth de Thuringe Eglise Saint-Hilaire de Givet
Elisabeth de Thuringe ou Elisabeth de Hongrie est née à Presbourg le 7 juillet 1207 et décédée à Marbourg le 17 novembre 1231). Elle fut membre du Tiers-Ordre franciscain. Elle est représentée avec une couronnne et tient le plus souvent une bible dans ses mains.
Saint Eloi
Saint Eloi Eglise Saint-Martin de Vergnies
Eppe Sauvage
Il porte parfois son enclume dans sa main.
Eglise Sainte-Radegonde de Villers-Poterie Gerpinnes
Il fut orfèvre et monnayeur et donc devenu le saint patron des gens du métier des métaux (orfèvres, chaudronniers et dinandiers). Par extension il est celui de tous les métiers de la métallurgie et de la mécanique.
Saint Etton
Saint Etton Eglise Saint-Lambert de Liessies
Il s'agit de Saint Etton de Dompierre-sur-Helpe. Ce moine irlandais vint évangéliser en Thiérarche où il créa un monastère. Le pape Martin Ier le consacra évêque. A la fin de sa vie, il devint ermite à Dompierre-sur-Helpe et décéda en 660.
Saint Feuillien
Saint Feuillien omezée
Saint Fiacre
Charleroi : chapelle Saint-Fiacre
Statue de saint Fiacre par Charles Delporte en 1956
Saint Fiacre est né aux environs 590 dans le Connacht, près de Kilkenny et décédé le 30 août vers 670. Il était d'origine noble et Irlandais. Ce fut est un moine herboriste anachorète. Il fonda près de Meaux un monastère épiscopal, où il est enterré. Il est le saint patron des maraîchers et des jardiniers mais aussi par homonymie celui des cochers puis des chauffeurs de taxi. Il serait aussi saint guérisseur, spécialiste des hémorroïdes (le mal de Saint Fiacre) des chancres et des cancers. Il est le plus souvent représenté tenant une pelle.
Saint Fiacre et sa pelle Eglise Notre-Dame du Rosaire de de Wierde
Issu d'une famille riche, il est né à Assise en Italie, en 1181 et est donc connu comme François d'Assise. Après une longue maladie et après avoir rencontré des lépreux, il changera radicalement de vie. A la fin de sa vie, il écrira ce qu’on appelle le "Cantique du frère Soleil". François est le patron notamment des louveteaux. Il est aussi le patron des animaux qu'il considérait comme des créations de Dieu. Il est fêté le 4 octobre et ce jour a été choisi, en 1931, comme Journée mondiale des animaux. De plus, le pape Jean-Paul II le proclame patron des écologistes. Il porte l'habit de moine marron et ceinturé par la corde et ses trois noeuds. Il tient souvent à la main un crucifix et ses mains portent les stigmates qu'il aurait reçus en 1224 à la fin de sa vie.
Sainte Geneviève
Solre
Saint Georges
Saint Georges Bruxelles : porte de Hal
Il est à distinguer de Saint michel qui est un archange et par conséquent à des ailes.
Saint Michel Bruxelles : porte de Hal
On reconnaît bien la différence sur ce tympan de l'hôtel de ville sur la Grand Place de Bruxelles.
De gauche à droite Saint-Sébastien, Saint-Christophe, Saint-Michel, Saint-Georges et Saint-Géry.
Saint Michel
Sainte Gudule
Saint Guignole
Saint Hadelin
Celles : église saint-Hadelin
Originaire d'Aquitaine, il fut disciple de saint Remacle. Il se retira dans un ermitage près de Dinant et avec des disciples évangélisa la région. Cette communauté monastique est à l'origine du village de Celles et de sa collégiale. A noter que ermitage en wallon se dit céle (cellule). En 1046, l'évêque de Liège, Wazon, fit faire une châsse pour ses reliques. La châsse de saint Hadelin suivit qui, ne se sentant plus en sécurité à Celles, déménagèrent à Visé
Chasse Saint-Hadelin Eglise Saint-Martin de Visé
Il est représenté en prêtre avec une colombe sur l'épaule rappelant son rêve alors qu'il se reposait avec saint Remacle "J'ai vu, une colombe descendre du ciel et se poser sur ma tête" ». La colombe représente l'Esprit Saint.
Sainte Hélène
Sainte Hélène Eglise Saint-Hilaire de Givet
Il s'agit de Hélène dite de Constantinople, née vers 250 à Depranum et décédée le 18 août 330 à Nicomédie. Elle fut impératrice romaine, épouse de Constance Chlore et mère de Constantin Ier.
Saint Hilaire
Gerpinnes Villers-Poterie
Sainte Hiltrude
Sainte Hiltrude Eglise Saint-Lambert de Liessies
Sainte Hiltrude Solre-le-Château
Elle tient dans sa main droite une lampe symbole des vierges sages et dans l'autre le testament qui lègue tous ses biens au monastère. Pour l'explication des vierges sages et des vierges folles : voir ICI.
Saint Honoré
Saint Honoré Charleville
Eglise Saint-Lambert Aublain
Il fut évêque d'Amiens au VIème siècle. Quand enfant, il avait annoncé à sa nourrice qu'il voulait devenir évêque, elle lui aurait répondu en faisant son pain : "Quand ma pelle aura des feuilles". Immédiatement, la pelle se couvrit de feuilles. Il est habituellement représenté en évêque, tenant une pelle de boulanger.
Saint Hubert
Eglise Sainte-Radegonde de Villers-Poterie Gerpinnes
Noble, il fut choisi pour succéder succéder à la tête du diocèse de Tongres-Maastricht en remplacement de saint Lambert décédé vers 705. Grand chasseur il était parti dans les bois (un vendredi saint !) et s'était trouvé face à un cerf blanc portant une croix lumineuse au milieu de ses bois. Il ne parvenait pas à l'atteindre. Le cerf s’arrêta et une voix venue du ciel lui dit : « Hubert ! Jusqu'à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts ? Jusqu'à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ? ».Apeuré, il demanda à la voix : «Seigneur ! Que faut-il que je fasse ? » Il lui fut répondu : « Va auprès de Lambert, mon évêque, à Maastricht et convertis-toi. Fais pénitence de tes péchés, ainsi qu'il te sera enseigné, Je te fais confiance, afin que mon église, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée ». Il meurt de gangrène le 30 mai 727. Il devient le patron des chasseurs et des forestiers.
Saint Hubert et son chien de chasse (XVIème) Eglise San-Sebastien de Loyers
Saint Jacques
Saint Jean-Baptiste
Eglise Saint-Jean-Baptiste de Solre-Saint-Géry
Jean Baptiste est représenté revêtu d'un habit en poils de chameau (mélote) portant un bâton cruciforme (croix de roseau) qui renvoie à la métaphore du roseau employée par Jésus parlant de Jean-Baptiste et un agneau symbole du futur sacrifice à du Christ. lui qui prononça "voici l'agneau de Dieu" lorsqu'il vit Jésus
Saint Jean-Baptiste de La Salle
Eglise Saint-Martin de Tamines
Saint Jean Bosco
Don Bosco
Don Bosco
Saint Jean Nepomucène
Eglise de Ham-sur-Heure
En 1373, Jean Népomucène devient prêtre dans la chancellerie archiépiscopale. Il monte en grades et en 1390, devient archidiacre de Sasz et chanoine de la cathédrale Saint-Guy de Prague. Il entra rapidement en conflit avec le roi Venceslas IV de Bohême - empereur sous le nom de Venceslas Ier pour un problème de nomination à l'abbaye de Kladruby. Venceslas emprisonna le vicaire général et le nouvel abbé, fit torturer par le feu, Jean Népomucène et ordonna qu'on le jette dans la Vltava. S'ensuivit une rébellion des nobles tchèques, qui dura de 1394 à 1402. Il est le patron des bateliers, des ponts, des prêtres.
Il est le plus souvent représenté comme un homme d'âge mur ayant un baton fleuri d'un lys Parfois, il a les outils de menuisier. Le lys est symbole de la chasteté de son mariage avec la Vierge. Dans la tradition biblique, le lys blanc est symbole de pureté et de virginité. IL est le saint patron des ouvriers, des artisans, des charpentiers, menuisiers et ébénistes.
Sainte Julie Billiard
Eglise Saint-Philippe Philippeville
Sainte Julienne
Eglise d'Anthée
Il s'agit de Sainte Julienne du Mont Cornillon de Liège. Elle est née à Rétines et est décédée en 1258. Augustine et prieure du Mont-Cornillon, elle promeut l'institution de la Fête-Dieu (d'où sa représentation). Elle aurait eu révélations divines mais fut taxée de fausse visionnaire. Expulsée du couvent en 1248, elle trouva refuge chez les cisterciennes de Salzinnes. N.B. : le mont Cornillon est une colline au confluent de l'Ourthe et de la Meuse.
Saint Lambert
Liessies
Saint Laurent
Saint Laurent et son gril
Saint Laurent fut martyrisé : les Romains le placèrent sur un lit de fer sous lequel l'on déposa des charbons ardents. Il aurait dit au bourreau : " Eh bien, tu m’as suffisamment rôti d’un côté, retourne-moi de l’autre côté, après quoi je serai à point ! ". C'est le patron des cuisiniers.
A Fromelennes, près de Givet la façade de l'église Saint-Laurent montre cette statue :
Saint Louis
Solre
Saint Louis Givet
Saint Louis ou Louis IX dit "le Prudhomme" est né le 25 avril 1214 à Poissy et décède le 25 août 1270 à Carthage, près de Tunis. C'est un roi capétien (le IXème) régnant de 1226 à 1270.
Saint Louis de Gonzague
Saint Louis de Gonzague Eglise Saint-Ursmar de Eppe-Sauvage
Eglise Saint-Martin de Ham-sur-Heure
Louis de Gonzague est né le 9 mars 1568 à Castiglione delle Stiviere et mort le 21 juin 1591 à Rome, est un membre de la Maison de Gonzague fut étudiant jésuite et décéda en sognant des malades de la peste. Il fut canonisé en 1726. On le représente vêtu des habits de novice et portant une croix (il méditait souvent devant un crucifix).
Eglise Saint-Martin de Tamines
Saint Marcellin et Pierre l'exorciste
Il convient de mettre ensemble ces deux saints car leur histoire est liée. Ces saints martyrs romains furent décapités vers 304. Saint Marcellin était prêtre et Pierre exorciste.
Antérieurement, il tenait une épée symbole de sa décapitation comme en témoigne cette photo de BALat (Belgian Art Links and Tools) : ICI
Saint Marcellin Eglise Saint Marcellin de Chokier
Ils furent arrêtés durant la persécution de Dioclétien. Marcellin, nu sur du verre brisé et Pierre entravé par des liens très serrés. ILs parvinrent à convertir leur gardien Artème (Arthemius), sa femme et sa fille. Le magistrat Severus les fit décapiter et enterrer dans un endroit secret. Le bourreau se convertit également . Grâce àl a femme et àla fille du gardien (Lucilla et Firmina) les corps furent retrouvés . Ils seront enterrés près de saint Tiburce sur la Via Labicana. Cet endroit sera nommé : catacombes de Marcellin et Pierre.
Saint Pierre l'exorciste Eglise Saint Marcellin de Chokier
Ce fichier pdf reprend le chapitre de Saint_Marcellin et est tiré de Jacques de Voragine
Eglise Saint-Marcellin de Chokier
N.B. : Dans mon enfance, j'ai toujours cru que ce sarcophage était celui de Saint Marcellin.
En réalité, ce sarcophage où se trouve un squelette entier habillé d’une aube en dentelle et portant sur la tête une sorte de couronne perlée visible à travers les vitres serait celui d’un saint Vincent. Cette relique complète proviendrait d'Espagne et aurait été ramenée d’Espagne par un parent de la famille de Berlo (seigneurde Chokier du 16e au 19e siècle). A lire dans le livre de Philippe Georges, conservateur du Trésor de la cathédrale de Liège, intitulé "Reliques-Le quatrième pouvoir"
Saint Marcoul
Villers-Poterie
Il est né à Bayeux au VIe siècle en Normandie. Il est connu comme guérisseur de ces "marques au cou " qu'étaient les adénomes appelés écrouelles. Il fut aussi réputé guérir les furoncles et les abcès. En 898, ses reliques sont amenées à Corbeny, en Champagne pour les protéger des invasions Vikings. Le roi Charles III qui résidait à Corbeny en 900 y fit construire un prieuré. Ces reliques avaient également la réputation de guérir les écrouelles (scrofules). Le lendemain de leur sacre à Reims, les rois de France de Louis X à Louis XIV (ou leur chapelain) effectuaient pèlerinage à l'abbaye de Corbeny. Après leur sacre, les rois de France, de Louis X à Louis XIV, se rendirent en pèlerinage à Corbeny. La guérison se pratiquait par le "toucher des écrouelles" Le roi prononçait la formule traditionnelle : « Le roi te touche, Dieu te guérit », en faisant le signe de croix. Oudard Bourgeoi’s, prieur de Corbeny sous Louis XIII, raconte qu’un enfant avait le cou tellement gonflé que ses yeux en étaient fermés
A noter qu'il a donné son nom aux îles Saint-Marcouf, archipel de la baie de Seine.
Sainte Marguerite
Sainte Marguerite
Marguerite d'Antioche est une vierge martyre du début du IVème siècle (vers 305). Elle serait sortie saine et sauve du ventre d'un dragon qui l'avait avalée. On la voit représentée avec le dragon à ses pieds.
Saint Martin
Saint Martin Eglise Saint-Martin de Vergnies
Eglise Saint-Martin de Ham-sur-Heure
Saint Materne
Saint Materne Eglise Saint-Materne d'Anthée
Saint Materne aurait été évêque de Cologne, Trèves et Tongres-Maastricht au IVe siècle Il aurait fortement contribué à l’évangélisation du nord de la Gaule. A Trèves, il y aurait été évêque pendant 40 ans et y serait mort.
Eglise d'Anthée
Comme on peut le voir à Trèves scultés sur un des autels de la cathédrale Saint-Pierre de Trèves, il es parfois représenté avec un édifice religieux sur sa main droite.
Saint Meen
Saint Méen Eglise Saint-Ursmar de Eppe-Sauvage
Méen est Gallois. Il y fréquenta des écoles monastiques et vint en Bretagne armoricaine ( région de Dol) Il évangélisa la région de Vannes et fonda l'abbaye de Saint Jean en Gaël (vers 600). Celle-ci fut détruite par les Normands. Une source miraculeuse fut réputée comme pouvant guérir les maladies de peau. On trouve également une source Saint-Méen à Brûly-de-Pesche.
Saint Michel
Saint Michel est un archange chargés de combattre les démons. Saint Michel doit abattre le dragon de l’apocalypse. C'est lui qui est chargé de la pesée des âmes. N.B. : il a des ailes alors que Saint Georges qui terrasse un dragon, n'en possède pas.
Saint Michel (Dillens Julien) Bruxelles : rue Saint André 2
Saint Nicolas
Saint Nicolas Eglise Saint-Lambert de Liessies
Il est toujours représenté avec les trois enfants dans le saloir. Il aurait sauvé trois enfants qui avaient été tués et découpés en morceaux par un boucher.
Saint Norbert
Eglise Saint-Martin de Tamines
Saint Paul
Ham-sur-Heure
Saint Pierre
Saint Pierre d'Alcantara
Givet
Saint Quirin
Saint Quirin Eglise Saint-Denis de Liège
Saint Quirin avant son suplice Eglise Saint-Michel de Gerpinnes
Eglise Saint-Martin de Tamines Saint céphalophore
N.B. : les saints céphalophores sont multiples. Celui de l'église saint-Martin de Tamines n'est pas nommé.
Sainte Radegonde
Villers-Poterie
Sainte Radegonde de Poitiers (Radegundis) est née vers 519 en Thuringe (Allemagne) et morte le 13 août 587 à Poitiers. Cette princesse thuringienne, deviendra reine des Francs en épousant Clotaire Ier , fils de Clovis. Dévote, elle quitte la cour et fonde l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers où elle officie comme simple religieuse. Elle est vénérée comme sainte par les églises catholique et orthodoxe, Elle fêtée le 13 août tant par les deux églises. Elle est sainte patronne de Poitiers et anciennement patronne secondaire de la France. Elle est représentée en religieuse, souvent avec une couronne à ses pieds.
Sainte Renelde
Saint Richard de Sainte-Anne
Richard de Sainte-Anne Ham-sur-Heure
Sainte Rita
Saint Roch
Eglise Saint-Lambert de Liessies
Saint Roch Eglise Saint-Martin de Vergnies
Saint Roch (1350-1378) montre ses cicatrices d'ulcères. Il a été contaminé en soignant des malades atteints de la peste. Malade, un chien vint lui apporter chaque jour un pain.
Eglise Saint-Jean-Baptiste de Solre-Saint-Géry Le chien tient un pain en bouche
Sainte Rolende
Gerpinnes
Saint Sebastien
Saint Sebastien Chimay : collégiale Saints-Pierre-et-Paul
Saint Sébastien est né en Gaule, au IIIème siècle, à Narbonne (Narbo Martius). Il deviendra citoyen de Milan et était militaire de carrière. Les empereurs Dioclétien et Maximien Hercule le nomment centurion. Cependant, pendant la persécution de Dioclétien, il est exécuté sur ordre des souverains car il avait soutenu ses coreligionnaires dans leur foi. Il est attaché à un poteau et transpercé de flèches et enfin tué à coups de verges car il avait miraculeusement guér. C'est le patron des archers, des fantassins et des policiers. Il est aussi patron de Rome (avec Saint Pierre et Saint Paul).
Saint Simon
Sainte Thérèse de l'enfant Jésus
Sainte Thérèse de Lisieux
Ham-sur-Heure
Jumet
Saint Thomas
Eglise de l'Immaculée Conception de Jumet
Représenté avec une équerre car il fut architecte
Saint Thomas Becket
Saint Thomas Becket (Londres, 1118-Cantorbéry, 1170) est archevêque de Cantorbéry de 1162 à 1170. Il entrera en conflit (vers 1160) avec le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt sur les droits et privilèges de l'Église catholique. Il sera assassiné par des partisans du roi en 1170. Il est canonisé en 1173
Saint Ursmer
Saint Ursmer Collégiale Saint-Ursmer de Lobbes
Saint Vincent de Paul
Solre
Eglise Saint-Martin de Tamines
Saint Walthère
Eglise Sainte-Colombe à Soulme
Né à Bouvignes, il était curé d'Onhaye (vers 1200). Son neveu, prêtre également menait une vie ftrès dissolue et suscitait aisi de vives reproches de son oncle. oncle le lui reprochait. Le neveu l'invita donc à faire une promenade en barque sur la Meuse lui asséna des coups de rames puis jeta son corps dans le fleuve.
On ramène son corps à Bouvignes dans un char tiré par des chevaux. En chemin, les chevaux refusent d'avancer. Ils sont remplacés par des bœufs. On continue mais à Onhaye, ce sont les bœufs qui refusent de progresser, signe qu'i doit être l'enterré dans sa paroisse et Bouvignes n'aura qu'une relique. Il est sollicité pour les maladies du bétail.